Du foot et des films

De nombreux cinéastes ont tenté de mettre du foot au centre de leurs fictions. Très peu y sont réellement arrivés. La liste de films de foot n’en est pas moins longue et régulièrement mise à jour.

 

Foot et cinéma

Foot et cinéma n’ont jamais réellement fait bon ménage. D’une part parce que la réalité est souvent plus forte que la fiction, et l’intrigue d’un film ne tient pas la comparaison avec la dramatique d’un match de football. D’autre part, il est souvent difficile de restituer de manière crédible une scène de jeu, d’autant plus qu’un bon acteur n’est pas toujours un bon footballeur. Et inversement.

« Harry the footballeur » (1911) de Lewin Fitzhamon est considéré comme la première oeuvre cinématographique de fiction consacrée au ballon rond. Ce court métrage de onze minutes raconte l’histoire d’une vedette du foot, interprétée par Hay Plum, kidnappée par l’équipe adverse.

« The cat’s cup final » (1912) de Arthur Melbourne Cooper est un film d’animation de six minutes où des chats jouent au football.

« The cup final mystery » (1914) de Maurice Elvey. Un film de 43 minutes qui intègre notamment les scènes d’un match réel disputé au stade de Crystal Palace, à Londres.

« A footballer’s honour » (1914) de Lewin Fitzhamon raconte à peu près la même histoire que « Harry the Footballeur« , étalé sur une plus longue durée.

« The Rival Captains » (1916) de Ethyle Batley.

« The Ball of Fortune » (1926) de Hugh Croise. Basé sur un roman de Sydney Horler, le film est notamment joué par l’ancien joueur Billy Meredith.

« The Great Game » (1930) de Jack Raymond. Maurice Elvey réalisera un remake en 1952.

« Up For The Cup » (1931) de Jack Raymond. Le réalisateur réalisera un remake en 1950.

« The Lucky Number » (1935) de Anthony Asquith.

« Le champion de ces dames » (1935) du belge René Jayet.

Fernandel Les Rois du Sport« Les Rois du Sport » (1937) de Pierre Colombier. Fernandel réalise des prouesses comme gardien de but aux cotés de Raimu et Jules Berry. La séquence foot, en début de film, est réalisée, d’après le générique, avec les joueurs de l’Olympique de Marseille, alors tout frais champions de France. Véritable roi du sport, Fernandel se transformera au fil du scénario en coureur automobile et en boxeur.

« The Arsenal Stadium mystery » (1939) de Thorold Dickinson. « Le mystère de Highbury » en français est un polar où un inspecteur de Scotland Yards mène l’enquête de l’assassinat d’un joueur d’Arsenal pendant un match. Les scènes de jeu ont été tournées à Highbury le 6 mai 1939 lors du match Arsenal-Brentford (2-0), qui clôturait le championnat 1938-39.

« Oh, Mr Porter ! » (1937) de Marcel Varnel.

« Easy Money » (1948) de Bernard Knowles.

« Cup-tie Honeymoon » (1948) de John E. Blakeley.

« Les dieux du dimanche » (1948) de René Lucot. Une comédie dramatique racontant l’histoire d’un jeune footballeur pro dont la carrière prometteuse est brisée par une blessure de guerre.

don-camilloDans « Le petit monde de Don Camillo » (1951) de Jean Divivier (inspiré du roman de Giovannino Guareschi) se dispute un match de foot plutôt rude entre les enfants du patronage du curé Don Camillo et les pionniers rouges du maire Peppone.

« The Card » (1952) de Ronald Neame.

« The Love Match » (1954) de David Paltenghi.

« Up in the World » (1956) de John Paddy Carstairs.

gli-eroi-della-domenica-raf-vallone« Les héros du dimanche » (1953) de l’Italien Mario Cameneri. « Gli Eroi della Dominica » en VO raconte une histoire de corruption dans le Calcio. Le premier rôle a été confié à Raf Vallone, un ancien joueur professionnel du Torino reconverti dans le cinéma. A ses côtés joue le jeune Marcello Mastroianni. Face à eux, la grande équipe du Milan AC et son fameux trio suédois Gre-No-Li (Gunnar Gren, Glen Nordhal et Nils Liedholm).

Darry Cowl Le Triporteur« Le Triporteur » (1957) de Jack Pinoteau. Le film qui révèle les talents de Darry Cowl dans le rôle d’un boulanger qui part dans le midi avec son triporteur encourager son équipe de foot. Avec également Pierre Mondy, Roger Carel et Jean-Claude Brialy.

« Deux mi-temps en enfer » (1961) du hongrois Zoltan Fabri. Durant la seconde guerre mondiale, des prisonniers hongrois sont invités à disputer un match contre les soldats de la Wehrmarcht.

« On the Beat » (1962) de Robert Asher.

« The Saturday Men » (1962) de John Fletcher.

« Rattle of a Simple Man » (1964) de Muriel Box.

« Cup Fever » (1965) de David Brackwell. De jeunes joueurs du club de Barton United veulent remporter le championnat local en dépit d’un conseiller municipal leur met des bâtons dans les roues. On y voit notamment Matt Busby, coach du grand Manchester United.

« Charlie Bubbles » (1967) de Albert Finney.

« Goal ! Goal ! Another Goal ! » (1968). Film soviétique.

« L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty » (1971) de Wim Wenders. A l’approche de la Coupe du Monde 1974, Wim Wenders s’inspire du célèbre roman de Peter Handke où un gardien de but erre après avoir commis un assassinat.

George Best« Fußball wie noch nie » (1971) de Hellmuth Costard braque durant tout un match huit caméras sur George Best. Une belle idée qui sera reprise trente-cinq ans plus tard avec Zinedine Zidane.

« Bloomfield » (1971) de Richard Harris.

film-lapprentiesorciere« L’apprentie sorcière » (1971) de Robert Stevenson se termine par un match de foot délirant entre animaux de la jungle. Un classique de chez Walt Disney.

« Libero » (1973) de Wigbert Wicker est un film allemand à la gloire de Franz Beckenbauer qui joue son propre rôle.

« Régi idök focija » (1973) du hongrois Pal Sandor.

Fimpen - Johan Bergman« Tom Foot » (1974) du suédois Bo Widerberg. L’histoire attendrissante d’un gamin de douze ans prodigieusement doué pour le football. A tel point qu’il permettra à son pays de disputer la finale de la Coupe du Monde. Puis comme il faut une morale, il quittera le football pour retourner à l’école.

Le passager Abbas Kiarostami« Le passager » (1974) de l’Iranien Abbas Kiarostami. Un jeune fan de football, préfère suivre les exploits de ses équipes favorites plutôt que d’aller à l’école. Une passion qui le conduira à braver les règles et les lois de son pays, très conservateur, pour assister à un match.

« Le fuhrer en folie » (1974) de Frédéric Clair est un nanar où un match de foot est censé régler la fin de la Second Guerre Mondiale. Avec Henri Tisot, Michel Galabru, Patrick Topaloff et bien d’autres. Lire la chronique sur le site nanarland.com

Pane e cioccolata 1973 Nino ManfrediDans « Pain et chocolat » (1974) de Franco Brusati, Nino Manfredi joue un italien qui se retrouve dans un bar qui diffuse un match de la Squadra dans une ambiance hostile envers l’Italie. Le héros se fait passer pour un allemand, mais craque lorsque l’Italie marque un but.

Francis Perrin dans "la Gifle"Dans « La gifle » (1974) de Claude Pinoteau, Francis Perrin est le gardien de but d’une équipe dont le libéro (Lino Ventura) est le père de sa fiancée (Isabelle Adjani). Ce qui le conduit à multiplier les gaffes.

« Les hommes de la Compagnie C » (1978) de l’américain Sidney J.Furie. Cinq jeunes marines, de leur camp d’entraînement au Vietnam, veulent être tenus à l’écart des combats. Ils se mettent en tête de défier l’équipe de football rivale dans l’espoir d’effectuer ensuite des exhibitions derrière les lignes ennemies.

« Les Orphelins de Manny » (1978) de Sean S.Cunningham est un film américain (« Kick » en V.O.) avec Arlon Acuna, Michael Brown et Xavier Rodrigo. C’est l’histoire d’un entraîneur de soccer renvoyé de son collège qui se retrouve à entraîner l’équipe d’un orphelinat.

Patrick Dewaere Coup de tête« Coup de tête » (1979) de Jean-Jacques Annaud, c’est le film français où Patrick Dewaere, sous le maillot de l’AJ Auxerre et marque les deux buts qui font de lui le héros inattendu de la petite ville de Trincamp.

« Yesterday’ hero » (1979) de Neil Leifer est inspiré de la vie tumultueuse de l’attaquant mythique du Manchester United de la fin des années soixante, George Best. Avec Ian McShane, Adam Faith et Paul Nicholas.

« Le Mariage de Maria Braun » (1979) de Rainer Werner Fassbinder est illustré sur le plan sonore de passages radio des grands événements de l’histoire de l’Allemagne. Notamment dans les dernières scènes du film où l’on entend le commentaire de la finale Hongrie-Allemagne de la coupe du monde 1954.

Escape to Victory (1981)« Escape to victory » (1980) de John Huston réunit aux cotés de Sylvester Stallone et Michael Caine une pléiade de grand footballeurs parmi lesquels Pelé, Bobby Moore, Paul Van Himst, Kasimir Deyna, Osvaldo Ardiles, John Wark, ainsi qu’une grande partie de l’équipe de Ipswich Town.

« Allez Brésil » (1981) du Brésilien Roberto Farias raconte l’histoire d’un homme à la recherche de son frère disparu sur fond de festivités de la victoire en Coupe du Monde 1970. L’homme découvrira l’existence d’une résistance armée à la dictature militaire.

« La gran quiniela » (1981) de l’Espagnol Joaquim Coll Espona raconte l’histoire d’une jeune femme soudainement enrichie par un ticket de loto sportif.

« Longshots » (1981) de l’Américain E.W.Swackhamer. Deux jeunes joueurs de football souhaitent devenir professionnels. Ils mettent en place un plan pour financer leur voyage en Europe.

« A manor miracle » (1981) de Raoul Thomas. Le roi Pelé apparaît de nouveau dans les salles obscures aux cotés de Robert Barron, Chris Bringard et John Huston pour une histoire d’orphelins de l’école Saint-Francis qui cherchent une solution pour éviter de voir leur établissement fermer. C’est leur équipe de foot qui sauvera l’établissement.

« Gregory’s Girl » (1982) du Britannique Bill Forsyth a remporté le BAFTA du meilleur scénario pour une comédie où un étudiant quelque peu maladroit tombe amoureux du premier membre féminin de l’équipe de football du collège.

3 morts a zero« Trois morts à zéro » (1983) de Jacques Renard. Un téléfilm en deux épisodes diffusés sur la chaîne française Antenne 2. Il a pour cadre Mulhouse et son équipe de football, entraînée par Guy Marchand. Un soir, la vedette du club est assassinée en plein match. L’inspecteur Jean Carmet mène l’enquête, aux cotés de Thierry Roland, qui joue le rôle de Thierry Roland, mais en plus soft.

« Paulo Roberto Cotechiño, centravanti di sfondamento » (1983) est un nanar italien de Nando Cicero avec Alvaro Vitali et Carmen Russo qui raconte vaguement l’histoire d’un footballeur brésilien venu jouer au Napoli. Lire la chronique sur nanarland.com

film-amortlarbitre« A mort l’arbitre » (1984) de Jean-Pierre Mocky. L’expert en connerie humaine ne pouvait passer à coté du phénomène football. Il signe un film curieux ou un supporter en colère (Michel Serrault) chasse un arbitre (Eddy Mitchell) qui a accordé un penalty contre son équipe. Avant même le drame du Heysel, Mocky inaugure un genre nouveau, celui des films sur les supporters et leur violence.

« L’allenatore nel pallone » (1984) de l’Italien Sergio Martino. L’entraîneur d’une équipe en difficulté, intègre deux joueurs brésiliens pour l’emmener vers la victoire. Avec notamment le grand Zico.

doncamillo1984Dans le remake de « Don Camillo » (1984), Terence Hill reproduit la scène du match de foot à laquelle participe trois joueur de l’AS Roma : Roberto Boninsegna, Roberto Pruzzo et Carlo Ancelotti.

film La messa e finita« La messe est finie » (1985) de et avec Nanni Moretti reprend aussi le thème du prêtre et du foot en Italie, dans un magnifique passage tragicomique.

Dans « Papa est en voyages d’affaires » (1985) d’Emir Kusturica (Palme d’Or à Cannes), le jeune héros écoute à la radio le match mythique qui oppose la Yougoslavie à l’URSS lors des Jeux Olympiques d’Helsinski, et qui se termina sur le score de 5-5.

« Hotshots » ou « Football kid » (1987) de Rick King. Où l’on retrouve le roi Pelé, dans une histoire où un jeune américain veut devenir footballeur professionnel et demande l’aide de Pelé. Celui-ci retiré des affaires n’a d’abord pas trop envie mais ensuite il accepte. Voir l’article « Quand Pelé faisait l’acteur » des Cahiers du Football.

« Le Jeu viril » (1988) du tchèque Jan Švankmajer.

« Rendez-vous à Liverpool » (1988) de l’Italien Marco Tullio Giordana. Trois ans après le drame du Heysel, un polar transposé sur la tragédie rouvre la cicatrice.

« The firm » (1989) de l’Anglais Alan Clarke. L’histoire de la rivalité entre deux groupes de supporters qui aboutira à un crime. La violence des supporters, plus que le football en lui même, inspire désormais de nombreux cinéastes.

« Ultra » (1989) de l’Italien Ricky Tognazzi. Un film de fiction basé sur la rivalité haineuse entre tifosis de la Juve et de la Roma.

dead-poets-societyDans « Le cercle des poètes disparus » (1989) de Peter Weir, le football est partie intégrante de l’enseignement anticonformiste de John Keating (joué par Robin Williams). Une partie de foot se joue sur l’Hymne à la Joie de Beethoven.

« Struck The Lightning » (1990) de l’australien Jerzy Domaradski.

« Cup Final » (1991) de l’Israélien Eran Riklis. L’histoire d’un soldat israëlien capturé par un groupe de combattants palestiniens. Coup de bol, ses ravisseurs ont la même passion que lui pour le football.

« Et la vie continue » (1991) de l’Iranien Abbas Kiarostami. Dix-huit ans après « Le Passager« , Kiarostami revient au football. Les survivants du séisme de 1990 tentent de reprendre une vie normale, et certains d’entre eux s’acharnent à bricoler une antenne de télévision pour pouvoir suivre la Coupe du Monde.

« Lady Bugs » (1992) de l’Américain Sidney J.Furie. Une jeune fille, pour se faire valoir aux yeux de son patron, monte une équipe de foot féminine avec les filles de la boite. « Aucun intéret » précise la jaquette. C’est dire…

« This boy’s story » (1992). Le talentueux George Best refait surface dans les mémoires collectives dans cette histoire où deux frangins font tout pour rencontrer leur idole.

« Nordkurve » (1993) de l’Allemand Adolf Winckelmann.

« Hartley » (1993), de l’Australien Mickael Jenkins. Une enseignante, fiancée à un avocat, tombe amoureuse d’un de ses élèves. Lequel ne rêve que de devenir footballeur.

« Le Ballon d’Or » (1993) du Malien Cheik Doukoure. Salif Keita, ancien avant-centre de Saint-Etienne et Marseille au début des années soixante-dix, a apporté sa contribution à cette belle histoire de football dans le monde africain.

Dans « Neuf mois » (1993) de Patrick Braoudé, un couple fait l’amour la télé allumée, laquelle diffuse le match de Coupe d’Europe PSG-Real Madrid de 1993 et le fameux but de Kombouare à la toute dernière minute.

Dans « Petits meurtres entre amis«  de Danny Boyle (1993), le héros regarde à la télé la rencontre Glasgow Rangers-OM en Champions League 1992.

« Cross my heart and hope to die » (1994) du Norvégien Marius Holst. Un film magnifique sur les difficultés de l’enfance et les problèmes sociaux dans le Oslo des années soixante. Ce film a remporté un prix au Festival de Berlin en 1995.

« ID » (1995) du Britannique Philip Davis.

« Go now » (1995) de l’Anglais Michael Winterbottom. Un footballeur et son amie sont bouleversé par le diagnostic d’une maladie incurable.

« Jimmy » de l’Américaine Maria Giese (1995). Un type doué pour le foot, mais qui n’y croit qu’à moitié, parvient à intégrer le club de Sheffield United. Un film particulièrement mauvais, bourrés de clichés sur Sheffield et l’Angleterre (les pubs, les briques rouges, la mine…) et au scénario incroyablement prévisible.

« The big green » (1995) de l’Américain Holly Goldberg Sloan. Une production familiale de Walt Disney tournant autour d’une équipe de gamins qui découvrir le soccer grâce à un professeur étranger et un ancien champion local.

« The Final Goal » (1995) de Jon Cassar. Une organisation criminelle tente de corrompre un joueur de football qui doit participer à la Coupe du Monde.

« The Van » (1995) de Stephen Frears. Deux chômeurs de la banlieue de Dublin décident de se mettre à leur compte en montant une baraque à frite. Les exploits de l’équipe d’Irlande lors de la Coupe du Monde 1990 font décoller leur affaire.

« Al centro dell’area di rigore » (1996) film franco-italo-suisse de Bruno Garbuglia et Roberto Ivan Orano.

« Delphine 1 – Yvan 0 » (1996) de Dominique Farrugia. Thierry Roland et Jean-Michel Larqué, dans leur propre rôle, commentent la vie d’un couple.

« Foot amour toujours » (1996) du Britanique Nick Hurran. Un type projette de faire sa demande en mariage avec le tableau d’affichage du stade. Comme c’est mignon.

« Drame au stade » (1996) de Charles McDougall. « Hillsborough » en VO est basé sur le drame du stade de Sheffield en avril 1989, où quatre-vingt-quinze personnes trouvèrent la mort dans une dramatique bousculade.

« Hooligans » (1996) de Philip Davis. De jeunes policiers tentent d’infiltrer une bande de hooligans afin d’en identifier les leaders. Mais la violence contagieuse entraîne les policiers dans une spirale vouée à l’échec.

Dans « Trainspotting » (1996) de Danny Boyle, un couple fait l’amour devant une video des buts de la Coupe du Monde 1978, et atteignent l’orgasme au moment où l’Ecossais Gemmill marque contre les Pays Bas…

« Fever Pitch » (1997) de David Evans. Le film inspiré du roman de Nick Hornby, où un jeune enseignant ne parvient pas à se débarrasser de sa passion pour le club d’Arsenal. Un film agréable, une B.O. canon et une belle scène basée sur l’extraordinaire final du championnat anglais en 1989.

Didier Chabat« Didier » (1997) de Alain Chabat. Un an après son compère Farrugia (« Delphine-Yvan 1-0 »), le Nul Alain Chabat réalise son premier film solo lui aussi basé sur le foot. Un chien devient homme et n’en garde pas moins d’excellents réflexes. De quoi en faire un bon gardien de but.

« Football stories » (1997) du chilien Andres M.Wood. Un film, trois histoires différentes qui ont malgré tout un rapport avec le ballon rond.

« Piège à haute vitesse » (1997) des Allemands Raoul W.Heimrich et Hermann Joha. Deux policiers prennent en chasse un gang de braqueurs de banque composé d’anciennes gloires du football et de spécialistes du parapente.

Le dîner de consDans « Le dîner de cons » (1997) de Jacques Weber, Jacques Villeret et Daniel Prévost se chamaillent au téléphone à propos de l’OM et d’Auxerre.

Dans « Dieu seul me voit » (1997) de Bruno Podalydes, un type qui n’y connait rien au foot se retrouve au milieu d’une bande de fous furieux devant la TV qui suivent la rencontre Celtic Glasgow-Paris Saint Germain d’octobre 1995.

Dans « The Full Monty » (1997) de Peter Cattaneo, les apprentis danseurs ne parviennent pas à se synchroniser, jusqu’à ce que l’un d’eux propose de jouer le hors-jeu comme le back four d’Arsenal. Il suffisait d’y penser.

« Coup de stade » (1998) du Colombien de Sergio Cabrera. En août 93, alors que la Colombie doit disputer un match décisif pour sa qualification à la Coupe du monde, un groupe de guerilleros s’apprête à frapper un grand coup en prenant d’assaut un campement de recherche protégé par la police militaire. Le combat et le match s’engagent en parallèle.

« Dernière minute » (1998) de l’Italien Pupi Avati. L’histoire d’un entraîneur de football italien qui doit faire face aux problèmes quotidiens d’un club : joueurs mercenaires, hooligans, un président aux amitiés douteuses.

« Dribbling fate » (1998) du Portugais Fernando Vendrell. Un cinquantenaire regrette d’avoir sacrifié tous ses rêves. Son entourage ainsi que ses voisins ont de la compassion pour celui qui fût gardien de but de l’équipe de football du Cap-Vert.

« Home team, une équipe de champions » (1998) de du Canadien Allan A.Goldstein. Un ancien joueur de football pro condamné à des travaux d’intérêt général doit s’occuper d’un groupe d’orphelins. Pour tenter de les souder, il entreprend d’en faire une équipe de football.

« The Cup » (1998) du Bouthanais Khyentse Norbu. Deux jeunes Tibétains fuient leur pays natal et arrivent dans un monastère exilé. Celui-ci est en ébullition : c’est la coupe du monde de football, et la fièvre monte parmi les jeunes moines.

« Les Collègues » (1998) de Philippe Dajoux. Un petit club de Marseille est menacé de disparition. Mais il trouve l’occasion d’être sauvé grâce à la Mondialette, un tournoi amateur organisé pendant le Mondial 98. Un film tourné à Marseille, pendant le Mondial 1998 avec Joël Cantona et Patrick Bosso.

« Les footeux » (1998) du Brésilien Ugo Giorgietti. Dans un bar de Sao Paulo, d’anciens professionnels du football se réunissent régulièrement pour évoquer leurs souvenirs.

film-mynameisjoe« My name is Joe » (1998) de Ken Loach. Un chômeur alcoolique retrouve gout à la vie en montant une équipe de foot dans son quartier.

« Poker de football » (1998) du Polonais Janusz Zaorski. Un arbitre de football fait l’apprentissage des trucages de match avec un ancien footballeur.

« Soccer dog » (1998) de l’Américain Tony Giglio. Une histoire, une de plus, de chien qui s’avère être un excellent joueur de football.

« Best » (1999) de la Britannique Mary McGuckian. Le premier biopic consacré à la vie d’un footballeur, en l’occurrence George Best, joué par John Lynch.

« Gregory’s two girl » (1999) du Britannique Bill Forsyth. La suite du Gregory’s Girl sorti dix huit ans plus tôt. Gregory donc, devenu prof, retourne à son ancienne école où son cœur se déchire entre une collègue et une élève qui joue au football.

« Le ballon sorcier » (1999) du Belge Dany Deprez. Un conte de fée où une jeune fille, dont le père footballeur est parti en Italie, se voit confier un vieux ballon aux vertus magiques. Parmi lesquelles celle de repousser les ignobles promoteurs immobiliers qui veulent acquérir un parc.

« The Match » ou « The beautiful game » (1999) du Britannique Mike Davis. Dans le village d’Inverdoune, en Ecosse, il est prévu que l’équipe qui remporte le centième match annuel entre les deux pubs du coin, gagne l’établissement du vaincu. Un film où on aperçoit brièvement Alan Shearer, l’avant-centre du Newcastle des années quatre-vingt-dix. Et aussi Samantha Fox.

« L’ultimo mundial » (1999) de l’Italienne Antonella Ponziani. Durant un match de football, un joueur a son attention attirée par une jeune femme se trouvant dans le public. A noter la présence de plusieurs joueurs italiens parmi lesquels Bruno Conti et Luigi Di Biagio.

« Mondialito » (1999) du Français Nicolas Wadimoff. Un pompiste accompagne un jeune fugueur à Marseille pour voir un match de la Coupe du monde. Ils se lient d’amitié et rencontrent des personnages pittoresques.

« Switching goals » (1999) de l’Américain David Steinberg. Deux soeurs jumelles vont échanger leurs identités pour aider leur père à remporter le championnat de football.

« Un dérangement considérable » (1999) du Français Bernard Stora. Un jeune espoir du FC Nantes partage son temps entre l’usine où il bosse et le stade où il s’entraîne. Tout roule jusqu’à ce qu’il rencontre Fabienne, de 20 ans son aînée. Jalil Lespert porte-t-il aussi bien le maillot du FC Nantes que Patrick Dewaere celui d’Auxerre ?

« 6-3 » (1999) du Peter Timar. Un Hongrois contemporain est brutalement ramené en 1953, à l’époque où l’équipe de Hongrie défia l’Angleterre à Wembley. Connaissant le score, il en profite pour faire des paris.

« Air Bud 3 » (2000) de l’Américain Bill Bannerman. Après le basket et le football américain, Josh et son chien Buddy se mettent au football. Encore des chiens footballeurs, en somme.

« Deuxième vie » (2000) de et avec Patrick Braoudé. Suite à un accident de voiture, un homme est projeté seize ans dans le futur. L’accident a eu lieu le jour du fameux France-Allemagne de 1982 et le voilà qu’il se retrouve le jour de la victoire de la France en 1998.

« En route pour la gloire » (2000) de Michael Corrente. En Ecosse, l’équipe de football d’un petit village de pêcheur réussit des miracles dans la Coupe d’Ecosse. On retrouve Michael Keaton en footballeur aux cotés de l’ancien pro Ally McCoist et de Sir Alex Ferguson.

« Fußball ist unser Leben » (2000) de l’allemand Tomy Wigand (“Le Football est notre vie » en français, « Football rules OK » en anglais). Une satire sur l’univers des fans de football, qui deviennent de plus en plus extrêmes dans leurs actions. Le football en prend un peu pour son grade.

« Le rêve islandais » (2000) de l’Islandais Robert Douglas. La vie tumultueuse d’un homme d’affaires qui est obsédé par les tribulations de son équipe de football favorite.

« Newcastle boys » (2000) du Britannique Mark Herman. Deux adolescents sont prêts à tout pour trouver l’argent qui leur permettra d’acheter l’abonnement annuel aux matchs de l’équipe de football de Newcastle. Avec la participation de Alan Shearer.

(There is only one) Jimmy Grimble” (2000) de John Hay. Un gamin supporter de Manchester City est malmené par ses copains plutôt fans de United. C’est la galère jusqu’au jour où il rencontre une vieille dame qui lui donne une paire de chaussures qui a appartenu à une légende de City.

« La surface de réparation » (2001) de Bernard Fabre. L’histoire d’un entraîneur de football yougoslave qui officie en France pendant la guerre du Kosovo. L’entraîneur est interprété par Raymond Domenech.

« Mad about mambo » (2001) de John Forte. Un jeune joueur de foot d’une école catholique de Belfast décide de suivre des cours de samba et de mambo pour améliorer son jeu de jambe. Quand le football rencontre la danse.

« The Shamrocks » (2001) de Leslie McCleave. Un film américain qui suit la vie d’une équipe de football féminine du Queens qui doit faire avec les sollicitations commerciales dont font l’objet certaines joueuses, est en préparation, et que le Studio New Line vient d’annoncer qu’il préparait une comédie dans laquelle une femme, qui a remporté la Coupe du Monde, est engagé par une équipe professionnelle masculine.

« Mike Basset, England manager » (2001) de Steve Barron. L’équipe d’Angleterre est dirigée par un sélectionneur un peu bourrin qui conduit une bande de bras cassés en Coupe du Monde. La comédie a obtenu un tel succès que depuis, lorsqu’un sélectionneur anglais n’obtient pas de résultats, il est surnommé Mike Bassett. Lire d’article « Rire de soi, une leçon britannique » d’Aurélien Ferenczi (Juin 2016).

Dans « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001) de Jean-Pierre Jeunet, un type regarde un match à la télévision, mais sa télé se dérègle dès qu’un but est inscrit, la jeune Amélie étant perchée sur l’antenne. Aux commentaires, on s’aperçoit qu’il s’agit de la finale de la Coupe de France 1983 opposant le Paris SG au FC Nantes.

bend-it-like-beckham« Bend it like Beckham » (2002) de Gurinder Chadha avec Parminder Nagra. Une petite Indienne de Londres, dont la famille est assez à cheval sur les traditions, se pique de foot féminin et du bel entraîneur de l’équipe. Une agréable comédie à l’Anglaise sur le thème de l’intégration, tant des Indiens dans la société anglaise que des femmes dans le football.

film-mean-machine-vinnie-jones« Mean machine » (2002) de Barry Skolnick. Un film d’action conçu pour Vinnie Jones, l’ex-footballeur devenu acteur de films d’action, aux cotés de Vas Blackwood, Jason Statham et Sally Phillips. Le film est un remake du « Plein la Gueule » de Robert Aldrich (1974) qui raconte l’histoire d’un ancien joueur de football qui, devenu prisonnier, participe à un match entre gardiens et prisonniers. En France, le film s’appelle bêtement « Carton rouge« .

« The One and the only » (2002). La femme d’un célèbre joueur de football italien qui joue à Newcastle tombe amoureuse d’un jeune anglais. Une sorte de « Coup de Foudre à Nothing Hill » transposé dans le monde du foot.

film-troiszeros« Trois zéros » (2002) de Fabien Onteniente. Une satire du monde du foot-business à la française, qui brille surtout par de multiples clins d’oeils à l’ambiance post-1998 du football français. Aux cotés de Lorant Deutsch, Gérard Darmon et Gérard Lanvin, on aperçoit Rolland Courbis, Jean-Pierre Papin et l’équipe du Paris Saint-Germain de l’époque.

Shaolin Soccer« Shaolin soccer » (2002) de Stephen Chow. Un film hongkongais où le foot se mêle avec le kung fu. Une grande réussite malgré un pitch inquiétant.

« Football Factory » (2002) de Nick Lowe est une adaptation du roman éponyme de John King, une terrible plongée dans l’univers des hooligans londoniens.

« Días de fútbol » (2003) de l’espagnol David Serrano.

Manchester United (2003) est une comédie norvégienne signée Magnus Martens sur les aléas d’un couple dont monsieur, fans de Bryan Robson et Manchester United, regrette d’avoir manqué sa carrière de footballeur professionnel.

« Le miracle de Berne » (2004) de Sönke Wortman. Ce film revient sur la première victoire de l’Allemagne en Coupe du Monde, celle de 1954 où elle s’impose à Berne face au grand favori hongrois. Un triomphe qui provoqua un énorme enthousiasme dans l’Allemagne meurtrie de l’après Seconde Guerre Mondiale. Lire l’article « Un obscur joueur allemand joue un genie hongrois » d’Aurélien Ferenczi (Juin 2016).

film-goal« Goal, naissance d’un prodige » (2005) est une trilogie hollywoodienne contant la trajectoire d’un jeune Mexicain devenu star du football. Où on ne lésine pas sur les clichés.

« Azul y blanco » (2005) est un film chilien où Ivan Zamorano joue son propre rôle et sert de médiateur entre les fractions de supporters les plus violentes du pays, Universidad Catolica et Colo Colo.

« Mensonges et trahisons (et plus si affinités) » (2005) de Laurent Torard. Edouard Baer campe le rôle d’un écrivain chargé d’écrire la biographie d’un footballeur.

jean-claude-convenantDans « Espace détente » (2005), le premier film tiré du sitcom TV « Caméra Café », un match de foot corporatif oppose deux sociétés rivales. La pression est telle que Jean-Claude Convenant pète un peu les plombs.

« Beur Blanc Rouge » (2006) de Mahmoud Zemmouri. Retour avec humour sur le match France-Algérie d’octobre 2001, qui fut arrêté suite à l’envahissement de la pelouse par les supporters algériens. Une belle manière de dédramatiser un événement pour lequel on accorda trop d’importance.

« The Game of Their Lives » (2005) de l’américain de David Anspaugh est un film qui retrace la victoire historique de l’équipe nationale américaine sur l’Angleterre en 1950 (Rien à voir avec « Le Match de leur vie » de l’anglais Gordon, un reportage sur la victoire historique des Nord-Coréens contre l’Italie en 1966).

« Kicking & Screaming » (2005) de l’américain de Jess Dylan.

Green Street Hooligans« Green Street Hooligans » (2005) de l’américain Lexi Alexander (« Hooligans » en VF) nous plonge dans l’univers violent des hooligans britanniques.

« Esprit d’équipe » (2006) de Robert I. Douglas est un film islandais (« Strákarnir okkar » en V.O.) qui raconte l’histoire d’un joueur exclu de son équipe après qu’il ait avoué son homosexualité.

Damned United« The Damned United » (2006) de Tom Hooper revient sur l’un des épisodes les plus savoureux de l’histoire du foot anglais des années 1970 : le bref passage de l’entraîneur Brian Clough à la tête du grand Leeds United. Avec Michael Sheen dans le rôle du coach anglais.

Zidane, un portrait du XXIème siècle« Zidane, un portrait du XXIe siècle » (2007) est un film de Philippe Parreno et Douglas Gordon où plusieurs caméras se focalisent sur Zinedine Zidane durant les 90 minutes d’un matches du championnat espagnol.

« Gracie » (2007) de Davis Guggenheim raconte l’histoire d’une jeune fille qui tente d’intégrer une équipe de garçons dans laquelle évoluait son frère décédé.

film-maradona-by-kusturica« Maradona by Kusturica » (2008) comme son nom l’indique, est un film d’Emir Kusturica sur Diego Armando Maradona.

Rudo y Cursi« Rudo et Cursi » (2008) du mexicain Carlos Cuaron. Deux frangins ratés cherchent à devenir riches et célèbres coûte que coûte. L’un songe à devenir chanteur, l’autre footballeur.

Film Looking for Eric« Looking for Eric » (2009) de Ken Loach. Eric Cantona y joue son propre rôle, où il aide un fan à reconstruire sa vie. Un film présenté au festival de Cannes où Cantona fait l’évènement, après Zidane en 2006 et Maradona en 2008.

Dans « Les Tuche » (2010) de Olivier Baroux. Une famille au chômage gagne au Loto et s’installe à Monaco. Le chef de famille (Jean-Paul Jouve) devient entraîneur des jeunes de l’AS Monaco.

« Africa United » (2010) de Debs Paterson. Des jeunes passionnés de foot du Rwanda décident de se rendre à Johannesbourg pour la Coupe du Monde 2010.

Les Seigneurs« Les seigneurs » (2012) de Olivier Dahan. Une poignée d’anciens footballeurs viennent faire revivre le foot dans un village perdu de Bretagne. Avec Gad Elmaleh, Omar Sy, Franck Dubosc, Joeystarr et Ramzy Bedia.

Je suis un supporter du Standard« Je suis supporter du Standard‘ (2012) de Riton Liebman donne une version liégeoise de Fever Pitch, ou le drame quotidien des hommes trop attachés à leur club de foot préféré.

« Comme un lion » (2013) de Samuel Collardey. Un jeune africain abusé par un agent véreux erre en région parisienne, puis dans le Doubs où l’entraîneur d’un petit club découvrira ses talents de footballeurs.

« Les Petits Princes » (2013) de Vianney Lebasque. L’univers des centres de formation où les jeunes adolescents apprennent le foot, mais aussi la vie. Avec Eddy Mitchell dans le rôle de l’entraîneur en chef.

« Les Rayures du zèbre » (2014), film franco-belge de Benoît Mariage. Un chasseur de talents, joué par Benoit Poelvoorde, découvre un futur grand joueur en Cote d’Ivoire et souhaite le ramener en Belgique.

« Goal of the dead » (2014) de Benjamin Rocher et Thierry Poiraud, où le foot confronté à l’univers des zombies.

Dans « Samba » (2014) d’Éric Toledano et Olivier Nakache, un immigré sénégalais joué par Omar Sy porte le maillot de l’équipe du Sénégal, persuadé qu’il lui porte bonheur.

« United Passion » (2014) de Frédéric Auburtin est un film de commande de la FIFA sensé raconter l’histoire de Jules Rimet (joué par Gérard Depardieu) mais qui tourne à la célébration de Sepp Blatter. L’un des plus grands bides de l’histoire du cinéma. Voir l’article dans les Cahiers du Football.

« Le crocodile du Botswanga » (2014) de Lionel Stekete et Fabrice Eboué. Un agent de joueur se rend dans le pays d’origine d’un de ses joueurs où il se retrouve confronté au dictateur local. Où il est plus question de crocodiles que de ballon rond.

Dans « Timbuktu » (2014) d’Abderrahmane Sissako, les habitants d’un village malien joue une partie de football… sans ballon. Lire l’article sur le site Serie A mon amour.

« Mustang » (2015) de la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven fait référence à une fameuse rencontre du championnat de Turquie qui fut jouée en 2011 devant un public entièrement composé de femmes et d’enfants.

« Pelé, naissance d’une légende » (2016) de Michael et Jeff Zimbalist est un biopic sur Pelé. Avec Leonardo Lima Carvalho, Kevin de Paula, Vincent D’Onofrio.

 

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