Du foot et des chansons

MUSIQUE – L’idée de départ est de classer les dix meilleurs morceaux liés au football en respectant un certain bon goût musical. Ensuite de citer les chansons qui ont marqué à leur manière la petite histoire musicale du ballon rond.

(Page mise à jour le 15 mai 2019)

1 – « You’ll Never Walk Alone » de GERRY AND THE PACEMAKERS (1965) : L’hymne du Liverpool FC, du Celtic Glasgow et de quelques autres est incontestablement la plus belle chanson liée a foot. Ce morceau n’est pourtant pas né dans les brumes du nord de l’Angleterre mais bien sous les sunlights de Broadway.

Ian Broudie Lighting Seeds

 2 – « Three Lions (football’s coming home) » de LIGHTING SEEDS (1996) : Hymne officiel du onze d’Angleterre pour l’Euro 1996, ce morceau est une véritable réussite tant sur le plan musical que commercial. A tel point que la mélodie est fréquemment reprise dans les stades Outre-Manche. Et qu’il a même eu le droit à plusieurs remix dans les années qui suivirent.

Queen Freddy Mercury

 3 – « We are the champions » de QUEEN (1977) : Sans doute le morceau le plus chanté dans tous les stades du monde. Freddy Mercury l’avait composé en référence à la victoire anglaise de 1966, mais tous les supporters du monde se la sont aujourd’hui appropriée. Du moins ceux dont l’équipe a gagné quelque chose.

Miossec

 4 – « Evoluer en troisième division » de MIOSSEC (1995) : Dans son tout premier album en 1995, le Brestois Christophe Miossec glisse sa petite métaphore footballistique et rend hommage aux arrières droits assez brutaux évoluant en D3, qui sentent la bière et l’animal, le tacle et la mauvaise foi. La chanson sera reprise telle quelle sur la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

 5 – « All I Want For Christmas Is A Dukla Prague Away Kit » de HALF MAN HALF BISCUIT (1986) : En face B de leur single « The Trumpton Riots« , les Anglais de Half Man Half Biscuit manifestent leur amour pour le football tchèque, du moins pour la beauté de leur maillots. Bien avant que la mode vintage des années 2000 rendent ce caprice moins original.

The Fall "Theme from Sparta FC"

 6 – « Theme from Sparta F.C. #2 » de THE FALL (2004) : Mark E.Smith clame son amour indéfectible pour le Sparta FC. Celui de Prague ou de Rotterdam ?

Mickey 3D Johnny Rep

 7 – « Johnny Rep » de MICKEY 3D (2004) : Alors qu’il nous promettent de ne pas mourir de rire, les trois petits mickeys du Forez nous invitent au souvenir d’un ange blond chez les Verts, le hollandais Johnny Rep. Une idole, c’est rien de le dire.

Tony Adams (Joe Strummer)

8 – « Tony Adams » de JOE STRUMMER (1999) : Le leader des mythiques Clash rend hommage au non moins mythique défenseur d’Arsenal, alcoolique repenti. Le joueur arrêtera sa carrière en juin 2002. Le chanteur décédera six mois plus tard.

Peter Knowles

9 – « God’s footballer » de BILLY BRAGG (1991) : Sur son album Don’t Try This At Home, Billy Bragg raconte l’histoire de Peter Knowlers, attaquant de Wolverhampton qui abandonna le foot à vingt-quatre ans pour se consacrer à la religion.

Stan Bowles (The Others)

10 – « Stan Bowles » de THE OTHERS (2005) : The Others, groupe phare du renouveau rock’n’roll des années 2000, se lance dans un jouissif hommage à Stan Bowles, joueur anglais des années soixante-dix, injustement méconnu de ce coté-ci de la Manche.


« I’m Forever Blowing Bubbles » : C’est l’hymne de West Ham United, une chanson qui provient elle aussi des comédies musicales de Broadway. Elle a subi plusieurs versions parmi lesquelles en 1980 celle des COCKNEY REJECTS, apôtres du Oi! londonien, que l’on retrouve sur la compilation « This is So Foot« .

« Blue Moon« , un grand classique composé en 1934 par Richard Rodgers et Lorenz Hart, interprêtée avec succès par Billy Eckstine puis Mel Tormé puis repris par les plus grands parmi lesquels Elvis Presley, Billie Holiday, Frank Sinatra et Rod Stewart est devenu dans les années 1990 l’hymne de Manchester City.

« The Manchester Football Double » de LORD KITCHENER (1956) : Un émigré Trinidadien qui unit les deux clubs rivaux de sa ville d’accueil, Manchester United et Manchester City, pour un calypso enthousiaste. Un bijou à redécouvrir sur la compilation « This is So Foot« . Le morceau est repris en 2010 par Aspo pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

« The Flowers Of Manchester » de THE SPINNERS (1958) : Un vibrant morceau a-capella commémorant le dramatique accident des joueurs de Manchester United en février 1958 sur l’aéroport de Munich.

« La partita di pallone » de RITA PAVONE (1962). La complainte d’une amoureuse qui se languit se voir son homme passer ses dimanches après-midi au stade plutôt qu’avec elle. Le morceau est repris en français l’année suivante par Dalida. Écouter le podcast  « L’Italie des années 1960, Rita Pavone et la naissance des Ultras en Italie » sur le site Serie A mon amour.

« Le roi Pelé » de GEORGES GUETARY (1963). Le roi de l’opérette rend hommage au meilleur joueur du monde : « Fort comme le café, c’est le roi Pelé !« . Un titre repris par Silvio Silveira et ses rythmes brésiliens.

« Canarino Va » de EQUIPE 84 (1964) : c’est l’une des premières chanson italienne à la gloire d’un club de foot, en l’occurence celui de Modène. Écouter le podcast « Les Beatles italiens et leur hymne à Modène » sur le site Serie A mon amour

« Eusebio » de SHEIKS (1966) : Meilleur buteur de la Coupe du Monde 1966, l’attaquant du Benfica Lisbonne reçoit un hommage pop de ses compatriotes alors considérés comme les Beatles lusitaniens.

« Autumn Almanac » des KINKS (1967) : Ce morceau des Kinks où Ray Davies clame « I like my football on the Saturdays » serait la première liaison entre le rock et le football. Davies aurait pu prétendre à une carrière de footballeur, mais une blessure au dos le contraignit à reporter ses ambitions vers la musique.

« Le match de football » de ANTOINE (1969) : Antoine est le premier « rocker » français à oser intégrer le football dans un morceau. Nous sommes en 1969 et l’élucubrateur encourage le club d’Ajaccio et espère les voir remporter… les Jeux Olympiques. Son grand rival Johnny Hallyday a dû bien en rire…

« Aqui é o pais do futebol » de NILTON NASCIMENTO (1970). Le chanteur brésilien entonne à qui veut l’entendre que le pays du foot, c’est le sien. Il rappelle surtout que le foot permet d’oublier la maison, le travail, la misère et la faim.

« Balada N°7 » de MOACYR FRANCO (1970) : Une chanson qui évoque la lente dégringolade de Mané Garrincha. Une chanson triste évidemment.

« Allez Paris » d’ANNIE CORDY (1971). La chanteuse belge est l’une des bonnes fées du Paris Saint Germain. Celui-ci à peine sorti du berceau est en effet encouragé dans un morceau plein d’entrain.

Fio Maravilha

« Fio Maravilha » de JORGE BEN (1972) est un morceau hommage à l’avant-centre du Flamengo de l’époque. Un tube énorme, à tel point que le footballeur brésilien réclama des indemnités au chanteur pour usage illégal de son nom. En France, le tube a été adapté en français par Boris Bergman pour Nicoletta, mais ne fait plus référence au ballon rond.

Afonsinho

« Meio de Campo » de GILBERTO GIL (1973) : Le chanteur brésilien condamné à l’exil rend hommage à Afonsinho, footballeur insoumis des années 1960, interdit de sélection nationale pour cause d’opposition au régime militaire en place et inspirateur du grand Socrates.

Monty Allez les Verts

« Allez les Verts » de MONTY (1976) : Et si c’était le premier (et seul ?) véritable tube franco-footballiste. « Qui c’est les plus forts… » est l’oeuvre du dénommé Monty, alias Jacques Bulostin, qui profite du premier véritable engouement jamais connu en France pour une équipe de foot.

« Le p’tit Rocheteau » de MONTY (1976) : Dans la foulée du succès d’Allez les Verts, Monty confectionne un morceau en hommage au jeune ailier droit de l’ASSE, premier sex-symbol du football français (et musicien à ses heures). L’intéressé apprécie très très moyennement la farce et se renseigne même sur la possibilité d’interdire la diffusion du disque.

« You’re In My Heart » de ROD STEWART (1977), une ballade amoureuse pour sa belle que le chanteur écossais compare à « United » et à « Celtic« , ses deux clubs de foot favoris.

« Les Canaris » de CARLOS (1977). La chanson complètement oubliée en face B du Big Bisou, un hymne à la gloire du FC Nantes, d’Henri Michel et Marcel Saupin : « Des ponts de Nantes à la Baule fleurie, tout le monde chante : Vive les canaris« .

« When Saturday Comes » des UNDERTONES (1978) : Ce morceau de bravoure des magnifiques Undertones n’a rien à voir avec le foot. Mais le titre sera repris en 1986 comme nom du premier fanzine consacré au ballon rond que l’on retrouve sur la compilation « This is So Foot« .

« Mon copain l’Argentin » de BERNARD SAUVAT (1979). Dans les années 1970, il était de bon ton de rendre hommage aux Verts de l’AS Saint-Etienne. Après la consternation provoquée par « Le p’tit Rocheteau » de Monty, Bernard Sauvat tente de rattraper le coup en rendant hommage aux chevauchées de l’Argentin Oswaldo Piazza.

« My perfect cousin » des UNDERTONES (1980) : Les Undertones racontent l’histoire d’un gamin tellement doué qu’il est l’objet des brimades de ses copains. L’occasion pour le groupe d’exprimer leur attachement au club de leur ville, Derry City.

Renaud "J'ai raté Télé-Foot" (1981)

« J’ai raté Télé-Foot » de RENAUD (1981) : Le chanteur énervé dégomme la télévision française tout en épargnant la seule émission de foot de l’époque, qu’il ne veut surtout pas rater, notamment Pierre Cangioni et Stopyra.

Daniel Balavoine (1983)

« Supporters » de DANIEL BALAVOINE (1984) : En face B de « Pour la femme veuve qui s’éveille« , Daniel Balavoine évoque la crise de l’AS Saint-Etienne. Dans une version sad de « Qui c’est les plus forts« , le chanteur supplie les supporters de ne pas abandonner les Verts.

« Dans les tribunes » de KOMINTERN SECT (1985) : Egalement connu sous le titre « Le chant des supporters« , c’est l’un des morceaux de bravoure du mouvement Oi! français (pour ne pas dire orléanais…) du début des années quatre-vingt.

« Supporters » de REICH ORGASM (1985) : Les voisins des sus-nommés. Même mouvement, même thème, même énergie.

« Viva les Bleus » (1986) : Pour l’équipe de France en route vers la Coupe du Monde au Mexique, on ne trouve rien de mieux qu’un sommet de beauferie et de mépris concocté par une poignée d’éminents membres du show biz médiatique du milieu des années 1980. Triste.

« World Cup Theme » de COLOURBOX (1986) : Le groupe électronique Colourbox, qui deviendra célèbre deux ans plus tard sous le nom de MARRS avec le tube « Pump up the volume » donne le nom de thème de la Coupe du Monde à l’une de ses compositions éditée sur le très puriste label 4AD.

« Football afternoon » de VORTEX (1986). Un groupe punk hardcore belge résume à coup de riffs rageurs l’histoire et l’esprit du mouvement hooligan des années 1970-80. Lire notre article Un après-midi de chiens.

Renaud "Miss Maggie" (1985)

« Miss Maggie » de RENAUD (1986) où en déclamant son amour des femmes, le chanteur qui ne voulait pas rater Télé-Foot ne manque pas sa cible : « Y’a pas de gonzesse hooligan, imbécile et meurtrière, y’en a pas même en Grande Bretagne, à part bien sûr Madame Thatcher« .

« Jump » de VAN HALEN (1983) : Le morceau symbole du hard FM des années 1980 est devenu la musique fétiche de l’Olympique de Marseille. Une idée du président Bernard Tapie, qui la fit jouer au Stade Vélodrome lors de son premier match à la tête du club marseillais en août 1986. Les organisateurs tentèrent de la retirer au milieu des années 1990 mais la bronca fut telle qu’ils changèrent rapidement d’avis.

« Maradona » de LINDA DE SOUZA (1987) : Après son titre de champion du monde en 1986, Diego Maradona est l’objet de multiples hommages chantés, jusqu’au coeur de la variété française. Pour le meilleur et pour le pire. Le pire, surtout.

« La mano de Dios » de RODRIGO (1987) : C’est la plus célèbre de toutes les chansons écrites à la gloire de Diego Maradona. Elle est interprétée par un certain Rodrigo et a été reprise par Maradona lui-même, tel qu’on peut le voir dans le film « Maradona by Kusturica« .

« Forza Napoli » de NINO D’ANGELI (1987) : Parce que Maradona, c’est aussi le SSC Napoli et la chanson qui a accompagné le premier titre du club napolitain. Pour en savoir plus, écouter le postcast Musicalcio #3 : Naples, de l’Opéra à Maradona du site Serie A Mon amour.

« World in motion » de NEW ORDER (1990) : La chanson officielle du onze anglais pour la Coupe du Monde Italienne. Le groupe New Order, leader du Mad-Chester très en vogue à l’époque, invite quelques joueurs de la sélection anglaise (John Barnes, Paul Gascoigne, Chris Waddle…) sur un bon morceau qui prendra un long moment la tête des charts. A New Order, on aurait suggéré de replacer leur tube Touched by the Hand of God, en hommage à Diego Maradona. Mais outre-Manche, monsieur, on ne rigole pas avec ces choses-là…

« Maradona » d’ANDRES CALAMARO () : Le demi-dieu argentin a inspiré de nombreuses chanson parmi lesquels ce bijou entraînant de son compatriote Andres Calamaro.

« And David Seaman won’t be very happy about that » de THE LILLIES (1991) : Le fanzine de Tottenham The Spur offre à ses lecteurs un flexi sur lequel figure la jolie complainte du malchanceux goal-keeper d’Arsenal, David Seaman. Celle-ci est l’oeuvre des LILLIES, un groupe monté de toute pièce avec Kevin McKillop et Russell Yates (Moose), Miki Berenyi et Chris Acland (Lush) et Simon Raymonde (Cocteau Twins).

« Il suffit d’un ou deux excités » des FOOT BROTHERS (1991) sample des commentaires du féroce duo Larqué-Roland. Cela amuse à la première écoute puis ça fatigue dès la seconde. Derrière ce single se cache Bernard Minet, leader des Musclés, groupe bien connu des fans de Dorothée.

« Saga Africa » de YANNICK NOAH (1991). Le tube du tennisman devenu chanteur rend hommage aux Lions Indomptables du Cameroun avec un couplet où le commentateur cite N’kono, Omam-Biyik et Roger Milla… « L’affaire est grave, il tire au goal… Il y eeeest !!!« 

« Champions League Theme » de TONY BRITTEN (1992) : La musique générique de la Ligue des Champions, créée par un compositeur anglais sans inspiration est devenue l’hymne de la grand-messe du foot européen.

« Ryan Giggs We Love You » du RAINBOW CHOIR (1993) : L’international gallois de Manchester United est l’objet de cette brûlante déclaration d’amour, interprété par The Rainbow Choir, un groupe derrière lequel se cache Paul Mottram, musicien prolifique en matière de ritournelles à la gloire de United. Un titre que l’on retrouve sur la compilation « This is So Foot« .

« Du rififi dans la surface » de ELMER FOOD BEAT (1993) : Elmer Food Beat, phénomène pop français du début des années quatre vingt dix, vient prêter main forte aux joueurs du FC Nantes, pour retrouver les premières places du championnat.

« Santa Maradona » de LA MANO NEGRA (1994) : Le football bestial et corrompu peut-il être sauvé par Diego Maradona ? C’est en tout cas ce qu’implore Manu Chao et la Mano Negra alors que le Pibe De Oro se prépare à un stupéfiant come-back en Coupe du Monde.

« La Belgique, la Belgique » de HENRI LIEBMAN (1994) : Un morceau du dénommé Henri Liebman, supporter des Diables Rouges qui encourage les siens sur l’air de « L’Amérique, l’Amérique » de Joe Dassin.C’est le même qui sortira, quatre ans plus tard, le célèbre « Pas de Place« .

« Cameroun » de ZEBDA (1995). Un morceau à la gloire des Lions Indomptables et de tout le football africain que le groupe toulousain reprendra quinze ans après, avec un nouveau mix, pour la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

Cantona The Album

« Eric Cantona » de RAYMOND BIZARRE (1995) : Un chanteur anglais qui choisit la langue française pour rendre hommage au french king de Manchester United. Une excentricité très british issue du « Cantona Album«  » de 1995. Un titre que l’on retrouve sur la compilation « This is So Foot« .

Super Furry Animals "The man don't give a fuck"

« The man don’t give a fuck » de SUPER FURRY ANIMAL (1996) : Les Gallois de Super Furry Animals choisissent de rendre hommage, à travers un single, à leur compatriote Robin Friday, l’un des joueurs les plus destroy de l’histoire du foot.

« Passement de jambes » de DOC GYNECO (1996) : Le rappeur UMP aime le foot et lui rend hommage dans un joli « Passement de jambes » dont l’intro est assurée par Basile Boli.

« Stadio » de RUDA SALSKA (1996) : Un morceau de Ruda Salska sur leur premier album, « Le Prix du silence« , un hymne à la gloire de l’ambiance des stades.

« La ballade du ballon rond » de MARKA (1996) : Sur son premier album, le Belge accouplé explique à sa dulcinée qu’elle est en concurrence avec le ballon rond. Une chanson déchirante dont il offrira deux ans plus tard une version en fanfare pour la compilation « Amour Foot » de Libération.

« Cantona superstar » de HER (1996) : Une des nombreuses oeuvres du dénommé Bill Mottram, fan de Manchester United. Un titre que l’on retrouve sur la compilation « This is So Foot« .

« Comme elle vient » de NOIR DESIR (1996) : Bertrand Cantat et son groupe glissent une rapide référence au foot dans un morceau phare de leur album « 666.667 club » : « On voit du jour au lendemain que ça ne s’invente pas instantanément comme ça, reprendre de volée d’aussi loin, comme elle vient… « 

« Strachan » de THE HITCHERS (1997) : une séduisante ballade qui monte crescendo en hommage à Gordon Strachan, bouillonnant rouquin d’Aberdeen, Manchester United, Leeds et bien entendu du onze écossais des années 1982-1992.

« La mi-temps » de GENERAL ALCAZAR (1997) : Lorsque le Général Alcazar sort de la fanfare de Pascal Comelade, il se laisse aller lui aussi à son amour du ballon rond. Et n’aime rien tant que métaphoriser la causerie de la mi-temps : « Profitons de la mi-temps, réévaluons la situation, pour tous ceux qui sont absents, ou bien en panne de conversation… »

« Passer sous le métro » de BERTRAND BETSCH (1997) : Une jolie chanson fort romantique où le chanteur se plaint « d’avoir essuyé tes tirs à bout portant, tes poteaux rentrants, d’avoir subi tes dégagements en touche, tes feintes, tes talonnades, de m’être cogné à tes silences brise-bouche et autres dérobades.. »

« Stade Brestoa » de MIOSSEC (1998) : Miossec pleurniche la mort d’un club mythique du Finistère Nord pour une compilation éditée par Libé à l’occasion du Mondial 1998. Trois ans après la « Troisième division« , le foot et la lose inspirent décidément le Breton.

« Allez les Africains » de CHEB MAMI (1998) : Pour la Coupe du Monde 1998, le roi du Raï encourage toutes les équipes du continent noir, mais reste prudent : « Gagnant ou perdant, on est tous des rois » sur la compilation « Amour Foot » de Libération.

« Numéro 10 » de TOM NOVEMBRE ET CHARLELIE COUTURE (1998) : Les deux frangins nancéens ne pouvaient un jour ou l’autre passer à coté d’un hommage au plus célèbre enfant du pays, un certain Michel Platini sur la compilation « Amour Foot » de Libération.

« Achille à Mexico » de JEAN-LOUIS MURAT (1998) : Jean Louis Murat gémit ses souvenirs du France-Brésil 1986, et insiste notamment sur la blessure de Michel Platini, au talon, qui l’empêchera d’emmener l’équipe de France à la victoire finale sur la compilation « Amour Foot » de Libération.

« La cour des grands » de YOUSSOU NDOUR et AXELLE RED (1998) : Un Sénégalais et une Belge invités par la France à chanter l’hymne de la Coupe du Monde 1998… C’est beau un monde qui chante.

« Atomic » de BLONDIE (1998) : Dans son spot publicitaire consacré à la Coupe du Monde en France, Coca Cola a exhumé un vieux titre de la très atomique Debbie Harry, alias Blondie. En vendant son âme au diable de la pub, le morceau a pu vivre une seconde jeunesse. Un peu, en somme, la même histoire que « I will survive« , à ceci près que « Atomic« , une fois le tournoi terminé, est retourné dans l’oubli.

« Allez the reggae boys » de MACKA B (1998). L’équipe de Jamaïque se qualifie pour sa première Coupe du Monde et arrive en France sous les encouragements du reggaeman anglais Macka B qui offre une chanson mi-française, mi-anglaise 100% foot.

« Pas de place » de P2P (1998) : La réalité de la Coupe du Monde 1998, c’est un Belge qui l’a bien décrite : Henri Liebman, alias P2P et son single rap « Pas de place« . Elle a eu beau se disputer à notre porte, on a pour la plupart suivi la Coupe comme tout le Monde : A la télé !

« I will survive » de HERMES HOUSE BAND (1998) : Un vieux tube disco remixé qui devient quasiment un hymne national le temps d’un bel été en 1998. Comment survivre à ça ?).

« Shaktar Donetsk » de JOE STRUMMER (2000) : Un an après Tony Adams, Joe Strummer utilise le nom d’un club ukrainien (à l’époque peu connu) pour raconter l’histoire d’un émigré clandestin qui rêve de voir Wembley.

« Summer of 82 » de ORWELL (2000) : Invité à participer à une compilation allemande dédiée au ballon rond, le groupe lorrain Orwell pense à évoquer 1982 et le match France-Allemagne. Les commentaires de Thierry Roland et Jean-Michel Larqué figurent sur le morceau, qui a droit à un superbe clip réalisé par Romain Rondeau.

Usual Suspects "Rangers-Celtic"

« Rangers-Celtic » de USUAL SUSPECTS (2000) : Le Old Firm de Glasgow, l’un des derbies les plus chauds de la planète football, a inspiré de nombreux groupes de rock, en Ecosse, au Royaume Uni mais aussi en France comme notamment cet obscur groupe punk de Reims.

« Les garçons dans les vestiaires » de CLARIKA (2001) : Mais que font donc les garçons dans les vestiaires, s’interroge la rêveuse Clarika. Il ne s’agit pas spécialement de foot. Cela pourrait être du rugby ou tout autre sport où des hommes nus se croisent en un espace confiné. Le morceau le plus érotique de notre playlist.

« Football » de IGGY POP (2001) : C’est une grosse surprise : L’Iguane qui se prend pour un ballon de football ! Mais qu’est-ce qu’il y connait ? Est-ce bien de notre soccer dont il est question ou bien du foot US ? Bonne chanson, au demeurant.

Johnny Hallyday Tous Ensemble 2002

« Tous ensemble » de JOHNNY HALLYDAY (2002) : L’une des pires chansons à la gloire de l’équipe de France, associant l’opportunisme du chanteur à la médiocratie ambiante de la France du début des années 2000.

« La pelouse et nous » de GENERAL ALCAZAR (2002) : Cinq ans après « La mi-temps« , le Général Alcazar revient sur le gazon, avec méfiance toutefois : « Alignées toutes en rangs, les couleurs virent au soleil. Appelées à l’espoir et au sang, le genre de choses que les caméras surveillent. La grande foule est là, pour la gloire de l’équipe, de la rue, du quartier, de la ville, du pays, de la France… »

« Zinedine » de PASCAL OBISPO (2003) : Le plus grand footballeur français des années 1998-2006 méritait mieux que cette fade variété dénuée d’intérêt, tant musical que footballistique. Mais il s’agit probablement et chronologiquement de la première chanson en hommage au roi Zizou d’avant coup de boule.

« Poeira » de IVETE SANGALO (2003) : La grande dame de la musique brésilienne du XXIème siècle lance en 2003 un tube qui sera repris dans tous les stades du Brésil.

Forca Euro 2004

« Força » de NELLY FURTADO (2004) : Le Portugal fait appel à Nelly Furtado pour interpréter l’hymne officiel de l’Euro 2004 qu’il organise sur son sol. L’interprète de « I’m like a bird » est certes canadienne, mais revendique des origines lusitaniennes. Le morceau, ô surprise, est frais, dansant, léger, bref loin des navrances habituelles.

« Euro zéro quatre » de KATERINE (2004) : Alors que la Chanson officielle de l’équipe de France 2004 est un lamentable plagiat de « I will survive » signé Jean-Roch, on se tourne vers l’hymne officieux de l’Euro 2004, composé par Philippe Katerine qui, sur les rythmiques de Gonzales, teste les connaissances footballistiques de Héléna Noguera. Le titre sort sur un CD Collector fourni avec un hors-série « Spécial Euro 2004 » co-réalisé par les magazines So Foot et Les Inrockuptibles. En bonus, un second titre, Calmos ou le Vendéen déjanté se prend pour le non moins déjanté Eugène Saccomano.

« Munich Air Disaster 1958 » de MORRISSEY (2004) : Morrissey, ancien chanteur des Smith, révèle enfin qu’il est un fans de Manchester United. En face B de son single « Irish Blood, English Heart« , il chante la tragédie de Munich en 1958.

« France-Allemagne 82 » de BARTONE (2005) : Vingt-trois ans après, Bartone jure qu’aucune déception amoureuse ne sera aussi grande que celle qui suivit la plus célèbre des défaites de l’équipe de France, en 1982, à Séville.

« L’équipe C » de JUSTIN(E) (2006). Dans son premier album « Du pareil au même » le groupe punk de Treillières (44) rend hommage aux joueurs des équipes C, ces glorieux anonymes des pires divisions du foot amateur.

 « Pourri dégueulasse » de BEAUBOURG (2006) : Avant de devenir les chansonniers du dimanche, le groupe parisien évoque les terrains de foot de banlieue : « Dans la banlieue, Sarcelles mène 1-0 face à Cergy. Monsieur l’arbitre a peur, il a sifflé un penalty. Qu’il ait bon, qu’il ait tort, on n’attend pas le ralenti, la foule gueule A mort ! Les gens se trompent d’ennemi. « 

« Zidane y va marquer » (2006) de CAUET : Alors que la Coupe du Monde 2006 a commencé depuis quelques semaines et que l’équipe de France s’y fraye un chemin intéressant, l’animateur enregistre en quatrième vitesse un morceau obsédant pompé sur le « Madan » de Salif Keita, ou plutôt son remix par Martin Solveig.

« Coup de boule » (2006). Le tube de Cauet est à peine lancé que la finale de la Coupe du Monde 2006 est marquée par un événement inattendu : le coup de boule de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi. Dès le lendemain, les compositeurs retravaillent les paroles et sortent un « Coup de boule » qui devient le tube de l’été.

« Marly Gomont » de KAMINI (2006) : Une évocation du football campagnard : « Des fois y’a un match de foot le dimanche. Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin, y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké  – Allez Kéké, Allez Kéké – … Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette – Allez Biquette, allez Biquette -« 

« L’artiste » de ABD AL MALIK (2007) : Un poème clamé sur une musique du pianiste Gérard Jouannest à l’occasion de la sortie d’un DVD sur Zinédine Zidane, un hommage magnifique d’Abd Al Malik au plus grand footballeur français des années 1998-2006.

« France Allemagne 82 » de BOMBARDIERS (2007). Un groupe de Bordeaux, dans la tradition oi! (Komintern Sect, Reich Orgasm, etc.), revient sur la demi-finale de Séville le 8 juillet 1982, qui a traumatisé toute une génération de Français.

« Jean-Claude Suaudeau » de JUSTIN(E) (2008) rejoint la hargne des Komintern Sect et autres Reich Orgasm avec toutefois un esprit plus positif, puisqu’il rend hommage à l’entraîneur des grandes années du FC Nantes.

« La vida Tombola » de MANU CHAO (2008) : Quatorze ans après « Santa Maradona« , Manu Chao (ex-Mano Negra) sort un nouvel hommage à Diego Maradona à l’occasion d’un film de Emir Kusturica sur le footballeur argentin, « Maradona by Kusturica« .

« Yves, wie hältst du das aus » de TOMTE (2008) : un ancien défenseur allemand, Yves Eigenrauch, peu connu au-delà de Gelsenkirchen, est l’objet d’une magnifique ballade du groupe Tomte, qui pose la question : Yves, comment peux-tu gérer çà ?

« Football team » de LE PRINCE MIIAOU (2008)

« La petite footballeuse de Sherbrooke » de MICKEY 3D (2009) : Cinq ans après « Johnny Rep« , Michael Furnon chante à nouveau les mérites d’un petit ange balle au pied. Le morceau atterrit un an plus tard sur la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

« Je kiffe Raymond » de CATHERINE RINGER (2009). Alors que Raymond Domenech fait l’unanimité contre lui à la tête de l’équipe de France, quelques avis féminins prennent le contre-pied en déclarant  leur flamme à l’ombrageux sélectionneur français. Parmi lesquelles Catherine Ringer, alias Mme Rita Mitsouko.

« Gol de mi corazon » de DOCTOR KRAPULA (2009).

Pop'n'Foot

« La belle au bond » de DIONYSOS (2010). Le groupe phare du rock français d’alors démarre la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks)  avec un morceau qui rend hommage entre autres aux coup francs de Platini.

« Je ne sais pas » de LUKE (2010). Le groupe bordelais est invité par Johan Micoud à composer un morceau de foot pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

« Pschitt Orange ou Pschitt Citron » de ROBERT & MITCHUM (2010). Pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), le groupe de Laurent Dory évoque les souvenirs de jeunesse et cette odieuse boisson gazeuse qu’on fait boire aux gamins à la fin du matchs.

« My football shoes » de THE ELECTRIC FRESCO (2010). Pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), l’ex-Kid Pharaon Thierry Duvigneau signe un de ses ultimes morceaux.

« Arsène » de GEORGES JOHANN (2010). Un morceau à la gloire de l’entraîneur français d’Arsenal Arsène Wenger où le dénommé Georges Johann invite Oxmo Puccimo pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

« The PSG took my baby away » (2010) de FATTY & SHORTY RAMONE (2010). Une magnifique parodie d’un classique des Ramones pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks) revu et corrigé en version foot et en français. Poilant.

« Lettre à Battiston » de YANN SEUL (2010). Sur la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), le chanteur entonne quelques mots qu’il aurait aimé que le gardien allemand Harald Shumacher adresse au défenseur français après l’avoir violemment percuté lors de la demi-finale France-RFA de 1982.

« Raymond mon Chat » de MARIE-CA (2010) : Quitte à prendre la défense du sélectionneur, on optera plus volontiers pour la charmante chanson de Marie-Ca, qui réclame sa liste des 23 et fait rimer les noms de tous les joueurs de l’équipe de France (voir la video illustrant l’article Raymond fait des bulles).

Shakira

« Waka waka » de SHAKIRA (2010) : Coup double pour la craquante libano-colombienne qui après 2006 est de nouveau l’interprète du morceau officiel de la Coupe du Monde 2010. Un tube énorme qui est en fait un vieux tube africain remis au goût du jour. Vous avez dit plagiat ?

K'Naan Wavin'flag

« Wavin’flag » de K’NAAN (2010). L’autre chanson de la Coupe du Monde 2010, celle de Coca-Cola en fait. Le dénommé K’naan est un protégé de Youssou Ndour et un ami de Nelly Furtado. On reste en famille.

« Gérard Janvion » des DEAD RATS (2010) : Vingt-cinq ans après, un groupe du Nord rend hommage à un joueur mythique du foot français des années 76-82 en invitant les commentaires du duo Roland-Larqué.

« Cantona » de CALI (2010) : Il aura fallu attendre plus de dix ans après la fin de sa carrière footballistique pour entendre une chanson française en hommage à Eric Cantona. Le chanteur catalan fait notamment référence au but tout en finesse qu’inscrivit le king contre Sunderland en 1996. Voir la vidéo illustrant l’article Tes états d’âme, Eric.

« Paul Breitner » de STELLA DIANA (2010) : Bel hommage pop au plus revendicatif des allemands barbus des années 1972-1982, on était tellement de gauche que maintenant on ne sait plus.

« En vers et contre tous » de FULL FAYA (2011). A Saint-Etienne, un jeune rappeur refuse la nostalgie des anciens Verts et rend hommage à l’ambiance de Geoffroy-Guichard.

« Amor et Futebol » de FLAVIA COELHO (2011).

« Platini(s) » de DIONYSOS (2012) : Le groupe français, moins dyonisien que valencien, tente un rock’n’roll en hommage à Platini dans un morceau où l’on parle de canaris, d’équipe et d’oiseau qui rêve de « s’envoler tel un coup franc brossé« .

« Platini » de JULIEN DORE (2013) : La nouvelle star des années 2010 avoue son penchant amoureux pour le plus grand joueur français des années 1980, qu’il n’a donc sans doute jamais vu jouer autrement que sur Youtube. Une chanson surprenante et très entêtante.

« Zlatan » de SANJIN & YOUTHMAN (2013) : Pendant ce temps, les dénommés Sanjin et Youthman rendent hommage à l’auto-proclamé plus grand joueur du Paris Saint-Germain, Zlatan Ibrahimovic.

« L’Italien » de JANN HALEXANDER (2013). A travers Mario Balotelli, footballeur déjanté, premier black de la Squadra Azzurra, le chanteur Jann Halexander évoque à demi-mot le racisme dans le foot. Dans le même album, le chanteur franco-gabonais livre deux instrumentaux, qu’il titre « Requiem pour Justin Fashanu » et « Bananes sur un terrain de football« .

Mickey 3D #cpasgrave

« #cpasgrave » de MICKEY 3D (2014) : La chanson officieuse et désabusée de l’équipe de France pour la Coupe du Monde 2014 signé Michael Furnon, dix ans après « Johnny Rep » et cinq ans après « La petite footballeuse de Sherbrooke« 

Stromae, diable à mi-temps

« Ta fête » de STROMAE (2014) : Aucun rapport avec le foot, si ce n’est que le morceau a été choisi comme chanson officielle de l’équipe de Belgique pour la Coupe du Monde au Brésil. Un choix très controversé.

Vaudeville Smash Zinedine Zidane

« Zinedine Zidane » de VAUDEVILLE SMASH (2014) : Un groupe australien demande au commentateur Les Murray de lister l’ensemble des footballeurs qui ont marqué l’histoire du foot. Mais il n’y en a qu’un seul qui occupe de refrain disco : Zinedine Zidane.

« Brazil 70 » de THE REBELS OF TIJUANA (2014), superbe ballade nostalgique en hommage à Pelé, Jaïrzinho et la magnifique équipe du Brésil championne du monde en 1970.

Bruno Grougi (Stade Brestois)

« Saint Bruno Grougi » de LA LUCHA LIBRE (2014) : quand un groupe brestois demande la sanctification du plus emblématique des joueurs du Stade Brestois des années 2010.

« George Best » de LA LUCHA LIBRE (2014).

« Champions League » de MHD (2015) : Mohammed Sylla, précurseur de l’afro-trap sur Youtube, évoque la plus bling-bling des compétitions du foot moderne.

« We’re all gonna looose (va te faire foutre Super machin Victor) » de LA LUCHA LIBRE (2016) : le groupe brestois démontre un certain pessimisme à l’approche de l’Euro 2016 (et une antipathie certaine envers la mascotte). Un titre qui s’avérera très visionnaire, les Bleus ayant momentanément retrouvé leurs habitudes de perdants magnifiques lors du tournoi.

« Roger Milla » de MHD (2016) : Mohammed Sylla, décidément très inspiré par le foot, rend hommage à l’attaquant camerounais vedette de la Coupe du Monde 1990 (lire l’article sur le site www.booska-p.com).

Will Grigg

« Will Grigg’s on fire » (2016) est un chant à la gloire d’un obscur attaquant nord-irlandais sur l’air d’un vieux tube des années 1990, « Freed from desire » de Gala. Le tube des bars de l’Euro 2016.

The Concept "Antoine Griezmann"

« Antoine Griezmann » de THE CONCEPT (2016). Lors de l’Euro organisé en France, tous les espoirs bleus reposent sur le flamboyant Antoine Griezmann. Un obscur groupe parisien rejoint le mouvement dans une magnifique chanson pop.

« Eden Hazard » de KEEPER VOLANT (2016). Pour les Belges, il ne faisait aucun doute que les Diables Rouges allaient remporter l’Euro 2016, car ils avaient dans leurs rangs un joueur exceptionnel, Eden Hazard. Même le groupe Keeper Volant, supporter de l’Union Saint-Gilloise, y croyait !

« Eric Cantona » de LORD ESPERANZA (2017) : Un jeune rappeur utilise le nom du king de Manchester comme titre d’un flow où finalement il ne le cite qu’au premier couplet, comme il évoque Claude Makélélé quelques rimes plus tard, sans qu’il ne s’agisse vraiment de foot.

« Dont’ look back in anger » de OASIS : Le 13 juin 2017, a l’entrée des joueurs de la rencontre France-Angleterre disputée au Stade de France quelques jours apres des attentats perpétré a Londres et a Manchester, la Garde républicaine interpréte le tube du groupe macunien en hommage aux victimes.

« Fat and Furious » de HORST (2018). Un trio parisien de post-rock se rappelle quelques souvenirs de foot des années 1990 et sample notamment les commentaires du PSG-Real Madrid de 1993. Un morceau de foot et de fureur.

« 85 Rouge et Noir » de KATERINE ft MC Circulaire (2018). Le formidable parcours du club vendéen des Herbiers VF en coupe de France a inspiré l’enfant du pays, pour un hymne ô combien décalé. En face d’eux, le FC Chambly n’a qu’une chanson de Francis Lalanne à opposer. Ca ne fera pas le poids.

« Ramenez la Coupe à la maison » de VEGEDREAM (2018), c’est le chant de la victoire de l’équipe de France après sa campagne de Russie victorieuse. Vingt ans après « I will survive », les Bleus adoptent ce morceau écrit à la hâte juste avant la finale.

« Lev Yashin is USSR » de LA LUCHA LIBRE (2018), l’hommage du groupe brestois au plus grand gardien de but de l’histoire et à une certaine idée de feu l’Union Soviétique.

« Red and white » de LA LUCHA LIBRE (2019). A peine le Stade Brestois a-t-il arraché son billet d’accession à la Ligue 1 que déjà le combo masqué, jamais en rade, a-t-il déposé sur Youtube un clip pour célébrer l’événement.

« Eden Hazard » de MARKA (2019). Un peu plus de vingt ans après « La Ballade du Ballon Rond« , le belge Marka revient au foot avec une déchirante rumba qui rend hommage à son joueur préféré alors que celui-ci vient de rejoindre le Real Madrid.

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