Du foot et des chansons

MUSIQUE – Sélectionner des morceaux traitant de foot et en classer les dix premiers en respectant un certain bon goût musical, on l’a fait. On cite également ici un grand nombre de chansons plus ou moins lié au foot, qu’elles en vaillent la peine ou non. (Page mise à jour le 2 novembre 2017)

Gerry and the pacemakers You'll never walk alone

1 – « You’ll Never Walk Alone » de GERRY AND THE PACEMAKERS (1965) : L’hymne du Liverpool FC, du Celtic Glasgow et de quelques autres est incontestablement la plus belle chanson liée a foot. Ce morceau n’est pourtant pas né dans les brumes du nord de l’Angleterre mais bien sous les sunlights de Broadway (lire notre article Anfield, choeur de la Mersey).

Ian Broudie Lighting Seeds2 – « Three Lions (football’s coming home) » de LIGHTING SEEDS (1996) : Hymne officiel du onze d’Angleterre pour l’Euro 1996, ce morceau est une véritable réussite tant sur le plan musical que commercial. A tel point que la mélodie est fréquemment reprise dans les stades Outre-Manche. Et qu’il a même eu le droit à plusieurs remix dans les années qui suivirent (lire notre article Pure football).

Queen Freddy Mercury3 – « We are the champions » de QUEEN (1977) : Sans doute le morceau le plus chanté dans tous les stades du monde. Freddy Mercury l’avait composé en référence à la victoire anglaise de 1966, mais tous les supporters du monde se la sont aujourd’hui appropriée. Du moins ceux dont l’équipe a gagné quelque chose (lire notre article No time for losers).

Miossec4 – « Evoluer en troisième division » de MIOSSEC (1995) : Dans son tout premier album en 1995, le Brestois Christophe Miossec glisse sa petite métaphore footballistique et rend hommage aux arrières droits assez brutaux évoluant en D3, qui sentent la bière et l’animal, le tacle et la mauvaise foi. La chanson sera reprise telle quelle sur la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

5 – « All I Want For Christmas Is A Dukla Prague Away Kit » de HALF MAN HALF BISCUIT (1986) : En face B de leur single « The Trumpton Riots« , les Anglais de Half Man Half Biscuit manifestent leur amour pour le football tchèque, du moins pour la beauté de leur maillots. Bien avant que la mode vintage des années 2000 rendent ce caprice moins original (lire notre article Un maillot pour Noël).

6 – « Theme from Sparta F.C. #2 » de THE FALL (2004) : Mark E.Smith clame son amour indéfectible pour le Sparta FC. Celui de Prague ou de Rotterdam ?

Mickey 3D Johnny Rep

7 – « Johnny Rep » de MICKEY 3D (2004) : Alors qu’il nous promettent de ne pas mourir de rire, les trois petits mickeys du Forez nous invitent au souvenir d’un ange blond chez les Verts, le hollandais Johnny Rep. Une idole, c’est rien de le dire… (lire notre article Johnny Johnny fais-moi mal).

Tony Adams (Joe Strummer)

8 – « Tony Adams » de JOE STRUMMER (1999) : Le leader des mythiques Clash rend hommage au non moins mythique défenseur d’Arsenal, alcoolique repenti. Le joueur arrêtera sa carrière en juin 2002. Le chanteur décédera six mois plus tard (lire notre article There’s only one Tony Adams).

9 – « God’s footballer » de BILLY BRAGG (1991) : Sur son album Don’t Try This At Home, Billy Bragg raconte l’histoire de Peter Knowlers, attaquant de Wolverhampton qui abandonna le foot à vingt-quatre ans pour se consacrer à la religion (lire notre article Knowles, Dieu et le foot).

Stan Bowles (The Others)

10 – « Stan Bowles » de THE OTHERS (2005) : The Others, groupe phare du renouveau rock’n’roll des années 2000, se lance dans un jouissif hommage à Stan Bowles, joueur anglais des années soixante-dix, injustement méconnu de ce coté-ci de la Manche  (lire notre article Stan Bowles, l’idole des autres).

 

« I’m Forever Blowing Bubbles » : C’est l’hymne de West Ham United, une chanson qui provient elle aussi des comédies musicales de Broadway (lire notre article « Bulles éternelles« ). Elle a subi plusieurs versions parmi lesquelles en 1980 celle des COCKNEY REJECTS, apôtres du Oi! londonien (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais).

« The Manchester Football Double » de LORD KITCHENER (1956) : Un émigré Trinidadien qui unit les deux clubs rivaux de sa ville d’accueil, Manchester United et Manchester City, pour un calypso enthousiaste. Un bijou (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais). Le morceau est repris en 2010 par Aspo pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

« The Flowers Of Manchester » de THE SPINNERS (1958) : Un vibrant morceau a-capella commémorant le dramatique accident des joueurs de Manchester United en février 1958 sur l’aéroport de Munich.

« La partita di pallone » de RITA PAVONE (1962). La complainte d’une amoureuse qui se languit se voir son homme passer ses dimanches après-midi au stade plutôt qu’avec elle. Le morceau est repris en français l’année suivante par Dalida. Écouter le podcast  « L’Italie des années 1960, Rita Pavone et la naissance des Ultras en Italie » sur le site Serie A mon amour.

« Le roi Pelé » de GEORGES GUETARY (1963). Le roi de l’opérette rend hommage au meilleur joueur du monde : « Fort comme le café, c’est le roi Pelé !« .

« Canarino Va » de EQUIPE 84 (1964) : c’est l’une des premières chanson italienne à la gloire d’un club de foot, en l’occurence celui de Modène. Écouter le podcast « Les Beatles italiens et leur hymne à Modène » sur le site Serie A mon amour

« Autumn Almanac » des KINKS (1967) : Ce morceau des Kinks où Ray Davies clame « I like my football on the Saturdays » serait la première liaison entre le rock et le football. Davies aurait pu prétendre à une carrière de footballeur, mais une blessure au dos le contraignit à reporter ses ambitions vers la musique.

« Le match de football » de ANTOINE (1969) : Antoine est le premier « rocker » français à oser intégrer le football dans un morceau. Nous sommes en 1969 et l’élucubrateur encourage le club d’Ajaccio et espère les voir remporter… les Jeux Olympiques. Son grand rival Johnny Hallyday a dû bien en rire…

« Aqui é o pais do futebol » de NILTON NASCIMENTO (1970). Le chanteur brésilien entonne à qui veut l’entendre que le pays du foot, c’est le sien. Il rappelle surtout que le foot permet d’oublier la maison, le travail, la misère et la faim.

« Fio Maravilha » de JORGE BEN (1972) est un morceau hommage à l’avant-centre du Flamengo de l’époque. Un tube énorme, à tel point que le footballeur brésilien réclama des indemnités au chanteur pour usage illégal de son nom. En France, le tube a été adapté en français par Boris Bergman pour Nicoletta, mais ne fait plus référence au ballon rond (lire notre article Fio Maravilha, idole ingrate).

« Allez les Verts » de MONTY (1976) : Et si c’était le premier (et seul ?) véritable tube franco-footballiste. « Qui c’est les plus forts… » est l’oeuvre du dénommé Monty, alias Jacques Bulostin, qui profite du premier véritable engouement jamais connu en France pour une équipe de foot. Musique nulle, paroles désespérantes, mais tube incontournable.

« You’re In My Heart » de ROD STEWART (1977), une ballade amoureuse pour sa belle que le chanteur écossais compare à « United » et « Celtic« , ses deux clubs de foot favoris.

« When Saturday Comes » des UNDERTONES (1978) : Ce morceau de bravoure des magnifiques Undertones n’a rien à voir avec le foot. Mais le titre sera repris en 1986 comme nom du premier fanzine consacré au ballon rond (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais).

« Mon copain l’Argentin » de BERNARD SAUVAT (1979). Dans les années 1970, il était de bon ton de rendre hommage aux Verts de l’AS Saint-Etienne. Après le consternant « Ah qu’il est beau le p’tit Rocheteau » de Bernard Monty (1976), Bernard Sauvat tente de rattraper le coup en rendant hommage aux chevauchées de l’Argentin Oswaldo Piazza.

« My perfect cousin » des UNDERTONES (1980) : Les Undertones racontent l’histoire d’un gamin tellement doué qu’il est l’objet des brimades de ses copains. L’occasion pour le groupe d’exprimer leur attachement au club de leur ville, Derry City.

« J’ai raté Télé-Foot » de RENAUD (1981) : Le chanteur énervé dégomme la télévision française tout en épargnant la seule émission de foot de l’époque, qu’il ne veut surtout pas rater (lire notre article Pierre Cangioni et Stopyra).

« Supporters » de DANIEL BALAVOINE (1984) : En face B de « Pour la femme veuve qui s’éveille« , Daniel Balavoine évoque la crise de l’AS Saint-Etienne. Dans une version sad de « Qui c’est les plus forts« , le chanteur supplie les supporters de ne pas abandonner les Verts (lire notre article Loin des yeux loin des Verts).

« Dans les tribunes » de KOMINTERN SECT (1985) : Egalement connu sous le titre « Le chant des supporters« , c’est l’un des morceaux de bravoure du mouvement Oi! français (pour ne pas dire orléanais…) du début des années quatre-vingt (lire notre article Tribunes de France).

« Supporters » de REICH ORGASM (1985) : Les voisins des sus-nommés. Même mouvement, même thème, même énergie.

« Viva les Bleus » (1986) : Pour l’équipe de France en route vers la Coupe du Monde au mexique, on ne trouve rien de mieux qu’un sommet de beauferie et de mépris concocté par une poignée d’éminents membres du show biz médiatique du milieu des années 1980. Triste (lire notre article Regarde un peu la France).

« World Cup Theme » de COLOURBOX (1986) : Le groupe électronique Colourbox, qui deviendra célèbre deux ans plus tard sous le nom de MARRS (avec le tube « Pump up the volume« ) donne le nom de thème de la Coupe du Monde à l’une de ses compositions éditée sur le très puriste label 4AD.

« Football afternoon » de VORTEX (1986). Un groupe punk hardcore belge résume à coup de riffs rageurs l’histoire et l’esprit du mouvement hooligan des années 1970-80 (lire notre article Un après-midi de chiens).

« La mano de Dios » de RODRIGO (1987) : C’est la plus célèbre de toutes les chansons écrites à la gloire de Diego Maradona. Elle est interprétée par un certain Rodrigo et a été reprise par Maradona lui-même, tel qu’on peut le voir dans le film « Maradona by Kusturica« .

« World in motion » de NEW ORDER (1990) : La chanson officielle du onze anglais pour la Coupe du Monde Italienne. Le groupe NEW ORDER, leader du Mad-Chester très en vogue à l’époque, invite quelques joueurs de la sélection anglaise (John Barnes, Paul Gascoigne, Chris Waddle…) sur un bon morceau qui prendra un long moment la tête des charts. A New Order, on aurait suggéré de replacer leur tube Touched by the Hand of God, en hommage à Diego Maradona. Mais outre-Manche, monsieur, on ne rigole pas avec ces choses-là… (lire notre article Mad-chester for England).

« And David Seaman won’t be very happy about that » de THE LILLIES (1991) : Le fanzine de Tottenham The Spur offre à ses lecteurs un flexi sur lequel figure la jolie complainte du malchanceux goal-keeper d’Arsenal, David Seaman. Celle-ci est l’oeuvre des LILLIES, un groupe monté de toute pièce avec Kevin McKillop et Russell Yates (Moose), Miki Berenyi et Chris Acland (Lush) et Simon Raymonde (Cocteau Twins).

« Il suffit d’un ou deux excités » des FOOT BROTHERS (1991) sample des commentaires du féroce duo Larqué-Roland. Cela amuse à la première écoute puis ça fatigue dès la seconde.

« Champions League Theme » de TONY BRITTEN (1992) : La musique générique de la Ligue des Champions, créée par un compositeur anglais sans inspiration est devenue l’hymne de la grand-messe du foot européen (lire notre article La fièvre du mercredi soir)

« Ryan Giggs We Love You » du RAINBOW CHOIR (1993) : L’international gallois de Manchester United est l’objet de cette brûlante déclaration d’amour, interprété par The Rainbow Choir, un groupe derrière lequel se cache Paul Mottram, musicien prolifique en matière de ritournelles à la gloire de United (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais).

« Du rififi dans la surface » de ELMER FOOD BEAT (1993) : Elmer Food Beat, phénomène pop français du début des années quatre vingt dix, vient prêter main forte aux joueurs du FC Nantes, pour retrouver les premières places du championnat.

« Santa Maradona » de LA MANO NEGRA (1994) : Le football bestial et corrompu peut-il être sauvé par Diego Maradona ? C’est en tout cas ce qu’implore La Mano Negra alors que le Pibe De Oro se prépare à un stupéfiant come-back en Coupe du Monde (lire notre article La vida Maradona).

« La Belgique, la Belgique » de HENRI LIEBMAN (1994) : Un morceau du dénommé Henri Liebman, supporter des Diables Rouges qui encourage les siens sur l’air de « L’Amérique, l’Amérique » de Joe Dassin.C’est le même qui sortira, quatre ans plus tard, le célèbre « Pas de Place« .

« Cameroun » de ZEBDA (1995). Un morceau à la gloire des Lions Indomptables et de tout le football africain que le groupe toulousain reprendra quinze ans après, avec un nouveau mix, pour la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

« Eric Cantona » de RAYMOND BIZARRE (1995) : Un chanteur anglais qui choisit la langue française pour rendre hommage au french king de Manchester United. Une excentricité très british issue du « Cantona Album«  » de 1995 (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais).

« The man don’t give a fuck » de SUPER FURRY ANIMAL (1996) : Les Gallois de Super Furry Animals choisissent de rendre hommage, à travers un single, à leur compatriote Robin Friday, l’un des joueurs les plus destroy de l’histoire du foot (lire notre article Robin Friday, animal furieux).

« Passement de jambes » de DOC GYNECO (1996) : Le rappeur UMP aime le foot et lui rend hommage dans un joli « Passement de jambes » dont l’intro est assurée par Basile Boli.

« Stadio » de RUDA SALSKA (1996) : Un morceau de Ruda Salska sur leur premier album, « Le Prix du silence« , un hymne à la gloire de l’ambiance des stades.

« La ballade du ballon rond » de MARKA (1996) : Sur son premier album, le Belge accouplé explique à sa dulcinée qu’elle est en concurrence avec le ballon rond. Une chanson déchirante dont il offrira deux ans plus tard une version en fanfare pour la compilation « Amour Foot » de Libération (lire notre article Onze chansons pour 1998).

« Cantona superstar » de HER (1996) : Une des nombreuses oeuvres du dénommé Bill Mottram, fan de Manchester United (lire notre article Bande-son d’un après-midi anglais).

« La mi-temps » de GENERAL ALCAZAR (1997) : Lorsque le Général Alcazar sort de la fanfare de Pascal Comelade, il se laisse aller lui aussi à son amour du ballon rond. Et n’aime rien tant que métaphoriser la causerie de la mi-temps : « Profitons de la mi-temps, réévaluons la situation, pour tous ceux qui sont absents, ou bien en panne de conversation… »

« Stade Brestoa » de MIOSSEC (1998) : Miossec pleurniche la mort d’un club mythique du Finistère Nord pour une compilation éditée par Libé à l’occasion du Mondial 1998. Trois ans après la « Troisième division« , le foot et la lose inspirent décidément le Breton (lire notre article Le tacle et la mauvaise foi).

« Allez les Africains » de CHEB MAMI (1998) : Pour la Coupe du Monde 1998, le roi du Raï encourage toutes les équipes du continent noir, mais reste prudent : « Gagnant ou perdant, on est tous des rois » (lire notre article Onze chansons pour 1998).

« Numéro 10 » de TOM NOVEMBRE ET CHARLELIE COUTURE (1998) : Les deux frangins nancéens ne pouvaient un jour ou l’autre passer à coté d’un hommage au plus célèbre enfant du pays, un certain Michel Platini (lire notre article Onze chansons pour 1998).

« Achille à Mexico » de JEAN-LOUIS MURAT (1998) : Jean Louis Murat gémit ses souvenirs du France-Brésil 1986, et insiste notamment sur la blessure de Michel Platini, au talon, qui l’empêchera d’emmener l’équipe de France à la victoire finale (lire notre article Onze chansons pour 1998).

« La cour des grands » de YOUSSOU NDOUR et AXELLE RED (1998) : Un Sénégalais et une Belge invités par la France à chanter l’hymne de la Coupe du Monde 1998… C’est beau, un monde qui chante (lire notre article Un monde qui joue).

« Atomic » de BLONDIE (1998) : Dans son spot publicitaire consacré à la Coupe du Monde en France, Coca Cola a exhumé un vieux titre de la très atomique Debbie Harry, alias Blondie. En vendant son âme au diable de la pub, le morceau a pu vivre une seconde jeunesse. Un peu, en somme, la même histoire que « I will survive« , à ceci près que « Atomic« , une fois le tournoi terminé, est retourné dans l’oubli.

« Pas de place » de P2P (1998) : La réalité de la Coupe du Monde 1998, c’est un Belge qui l’a bien décrite : Henri Liebman, alias P2P et son single rap « Pas de place« . Elle a eu beau se disputer à notre porte, on a pour la plupart suivi la Coupe comme tout le Monde : A la télé !

« I will survive » de HERMES HOUSE BAND (1998) : Un vieux tube disco remixé qui devient quasiment un hymne national le temps d’un bel été en 1998 (lire notre article Peut-on survivre à ça ?).

« Shaktar Donetsk » de JOE STRUMMER (2000) : Un an après Tony Adams, Joe Strummer utilise le nom d’un club ukrainien (à l’époque peu connu) pour raconter l’histoire d’un émigré clandestin qui rêve de voir Wembley (lire notre article A la gloire du Chaktior).

« Summer of 82 » de ORWELL (2000) : Invité à participer à une compilation allemande dédiée au ballon rond, le groupe lorrain Orwell pense à évoquer 1982 et le match France-Allemagne. Les commentaires de Thierry Roland et Jean-Michel Larqué figurent sur le morceau, qui a droit à un superbe clip réalisé par Romain Rondeau.

« Les garçons dans les vestiaires » de CLARIKA (2001) : Mais que font donc les garçons dans les vestiaires, s’interroge la rêveuse Clarika. Il ne s’agit pas spécialement de foot. Cela pourrait être du rugby ou tout autre sport où des hommes nus se croisent en un espace confiné. Le morceau le plus érotique de notre playlist.

« Football » de IGGY POP (2001) : C’est une grosse surprise : L’Iguane qui se prend pour un ballon de football ! Mais qu’est-ce qu’il y connait ? Est-ce bien de notre soccer dont il est question ou bien du foot US ? Bonne chanson, au demeurant.

« Tous ensemble » de JOHNNY HALLYDAY (2002) : L’une des pires chansons à la gloire de l’équipe de France, associant l’opportunisme du chanteur à la médiocratie ambiante de la France du début des années 2000 (lire notre article Regarde un peu la France).

« La pelouse et nous » de GENERAL ALCAZAR (2002) : Cinq ans après « La mi-temps« , le Général Alcazar revient sur le gazon, avec méfiance toutefois : « Alignées toutes en rangs, les couleurs virent au soleil. Appelées à l’espoir et au sang, le genre de choses que les caméras surveillent. La grande foule est là, pour la gloire de l’équipe, de la rue, du quartier, de la ville, du pays, de la France… »

« Zinedine » de PASCAL OBISPO (2003) : Il s’agit sauf erreur de la seule chanson française rendant hommage à Zinedine Zidane. Le plus grand footballeur français des années 1998-2006 méritait mieux que cette fade variété dénuée d’intérêt, tant musical que footballistique.

« Poeira » de IVETE SANGALO (2003) : La grande dame de la musique brésilienne du XXIème siècle lance en 2003 un tube qui sera repris dans tous les stades du Brésil.

« Força » de NELLY FURTADO (2004) : Pour l’Euro 2004 qu’il organise sur son sol, le Portugal fait appel à Nelly Furtado pour interpréter l’hymne officiel du tournoi. L’interprète de « I’m like a bird » est certes canadienne, mais revendique des origines lusitaniennes. Le morceau, ô surprise, est frais, dansant, léger, bref loin des navrances habituelles. Lire notre article « La chanson du Força« .

« Euro zéro quatre » de KATERINE (2004) : Alors que la Chanson officielle de l’équipe de France 2004 est un lamentable plagiat de « I will survive » signé Jean-Roch, on se tourne vers l’hymne officieux de l’Euro 2004, composé par Philippe Katerine qui, sur les rythmiques de Gonzales, teste les connaissances footballistiques de Héléna Noguera. Le titre sort sur un CD Collector fourni avec un hors-série « Spécial Euro 2004 » co-réalisé par les magazines So Foot et Les Inrockuptibles. En bonus, un second titre, Calmos ou le Vendéen déjanté se prend pour le non moins déjanté Eugène Saccomano.

« Munich Air Disaster 1958 » de MORRISSEY (2004) : Morrissey, ancien chanteur des Smith, révèle enfin qu’il est un fans de Manchester United. En face B de son single « Irish Blood, English Heart« , il chante la tragédie de Munich en 1958.

« France-Allemagne 82 » de BARTONE (2005) : Vingt-trois ans après, Bartone jure qu’aucune déception amoureuse ne sera aussi grande que celle qui suivit la plus célèbre des défaites de l’équipe de France, en 1982, à Séville (voir la video illustrant l’article Retour à Séville).

« L’équipe C » de JUSTIN(E) (2006). Dans son premier album « Du pareil au même » le groupe punk de Treillières (44) rend hommage aux joueurs des équipes C, ces glorieux anonymes des pires divisions du foot amateur.

« Zidane y va marquer » (2006) de CAUET : Alors que la Coupe du Monde 2006 a commencé depuis quelques semaines et que l’équipe de France s’y fraye un chemin intéressant, l’animateur enregistre en quatrième vitesse un morceau obsédant pompé sur le « Madan » de Salif Keita, ou plutôt son remix par Martin Solveig.

« Coup de boule » (2006). Le tube de Cauet est à peine lancé que la finale de la Coupe du Monde 2006 est marqué par un événement inattendu : le coup de boule de Zinedine Zidane sur Marco Materazzi. Dès le lendemain, les compositeurs retravaillent les paroles et sortent un « Coup de boule » qui devient le tube de l’été.

« France Allemagne 82 » de BOMBARDIERS (2007). Un groupe de Bordeaux, dans la tradition oi! (Komintern Sect, Reich Orgasm, etc.), revient sur la demi-finale de Séville le 8 juillet 1982, qui a traumatisé toute une génération de Français. Lire notre article « Souviens-toi de Séville« .

« Jean-Claude Suaudeau » de JUSTIN(E) (2008) rejoint la hargne des Komintern Sect et autres Reich Orgasm avec toutefois un esprit plus positif, puisqu’il rend hommage à l’entraîneur des grandes années du FC Nantes (lire notre article Coco de Nantes).

« La vida Tombola » de MANU CHAO (2008) : Quatorze ans après « Santa Maradona« , Manu Chao (ex-Mano Negra) sort un nouvel hommage à Diego Maradona à l’occasion d’un film de Emir Kusturica sur le footballeur argentin, « Maradona by Kusturica« .

« La petite footballeuse de Sherbrooke » de MICKEY 3D (2009) : Cinq ans après « Johnny Rep« , Michael Furnon chante à nouveau les mérites d’un petit ange balle au pied. Le morceau atterrit un an plus tard sur la compilation « Pop’n’Foot » (2010, Virage Tracks).

« Je kiffe Raymond » de CATHERINE RINGER (2009). Alors que Raymond Domenech fait l’unanimité contre lui à la tête de l’équipe de France, quelques avis féminins prennent le contre-pied en déclarant  leur flamme à l’ombrageux sélectionneur français. Parmi lesquelles Catherine Ringer, alias Mme Rita Mitsouko.

« La belle au bond » de DIONYSOS (2010). Le groupe phare du rock français d’alors démarre la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks)  avec un morceau qui rend hommage entre autres aux coup francs de Platini.

« Je ne sais pas » de LUKE (2010). Le groupe bordelais est invité par Johan Micoud à composer un morceau de foot pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

« Pschitt Orange ou Pschitt Citron » de ROBERT & MITCHUM (2010). Pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), le groupe de Laurent Dory évoque les souvenirs de jeunesse et cette odieuse boisson gazeuse qu’on fait boire aux gamins à la fin du matchs.

« My football shoes » de THE ELECTRIC FRESCO (2010). Pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), l’ex-Kid Pharaon Thierry Duvigneau signe un de ses ultimes morceaux.

« Arsène » de GEORGES JOHANN (2010). Un morceau à la gloire de l’entraîneur français d’Arsenal Arsène Wenger où le dénommé Georges Johann invite Oxmo Puccimo pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks).

 

 

« The PSG took my baby away » (2010) de FATTY & SHORTY RAMONE (2010). Une magnifique parodie d’un classique des Ramones pour la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks) revu et corrigé en version foot et en français. Poilant.

« Lettre à Battiston » de YANN SEUL (2010). Sur la compilation « Pop’n’Foot » (Virage Tracks), on s’attend à une nouvelle évocation du traumatisant France-RFA de 1982, mais finalement, il n’est question ni de Séville ni de Schumacher. Un mystère…

« Raymond mon Chat » de MARIE-CA (2010) : Quitte à prendre la défense du sélectionneur, on optera plus volontiers pour la charmante chanson de Marie-Ca, qui réclame sa liste des 23 et fait rimer les noms de tous les joueurs de l’équipe de France (voir la video illustrant l’article Raymond fait des bulles).

« Waka waka » de SHAKIRA (2010) : Coup double pour la craquante libano-colombienne qui après 2006 est de nouveau l’interprète du morceau officiel de la Coupe du Monde 2010. Un tube énorme qui est en fait un vieux tube africain remis au goût du jour. Vous avez dit plagiat ? (lire notre article Yaka yaka copier-coller).

« Wavin’flag » de K’NAAN (2010). L’autre chanson officielle de la Coupe du Monde 2010, celle de Coca-Cola en fait. Le dénommé K’naan est un protégé de Youssou Ndour et un ami de Nelly Furtado. On reste en famille (lire notre article L’appel des drapeaux).

« Gérard Janvion » des DEAD RATS (2010) : Vingt-cinq ans après, un groupe du Nord rend hommage à un joueur mythique du foot français des années 76-82 en invitant les commentaires du duo Roland-Larqué (lire notre article Gérard Janvion et les rimes en on).

« Cantona » de CALI (2010) : Il aura fallu attendre plus de dix ans après la fin de sa carrière footballistique pour entendre une chanson française en hommage à Eric Cantona. Le chanteur catalan fait notamment référence au but tout en finesse qu’inscrivit le king contre Sunderland en 1996.  (voir la vidéo illustrant l’article Tes états d’âme, Eric).

« En vers et contre tous » de FULL FAYA (2011). A Saint-Etienne, un jeune rappeur refuse la nostalgie des anciens Verts et rend hommage à l’ambiance de Geoffroy-Guichard.

« Platini(s) » de DIONYSOS (2012) : Le groupe français, moins dyonisien que valencien, tente un rock’n’roll en hommage à Platini dans un morceau où l’on parle de canaris, d’équipe et d’oiseau qui rêve de « s’envoler tel un coup franc brossé« .

« Platini » de JULIEN DORE (2013) : La nouvelle star des années 2010 avoue son penchant amoureux pour le plus grand joueur français des années 1980, qu’il n’a donc sans doute jamais vu jouer autrement que sur Youtube. Une chanson surprenante et très entêtante. (Voir notre article Platini mon amour)

« Zlatan » de SANJIN & YOUTHMAN (2013) : Pendant ce temps, les dénommés Sanjin et Youthman rendent hommage au plus grand joueur du Paris Saint-Germain version qatari, Zlatan Ibrahimovic.

« L’Italien » de JANN HALEXANDER (2013). A travers Mario Balotelli, footballeur déjanté, premier black de la Squadra Azzurra, le chanteur Jann Halexander évoque à demi-mot le racisme dans le foot. Dans le même album, le chanteur franco-gabonais livre deux instrumentaux, qu’il titre « Requiem pour Justin Fashanu » et « Bananes sur un terrain de football« .

« #cpasgrave » de MICKEY 3D (2014) : La chanson officieuse et désabusée de l’équipe de France pour la Coupe du Monde 2014 signé Michael Furnon, dix ans après « Johnny Rep » et cinq ans après « La petite footballeuse de Sherbrooke » (lire notre article Le fond de l’air est grave).

« Ta fête » de STROMAE (2014) : Aucun rapport avec le foot, si ce n’est que le morceau a été choisi comme chanson officielle de l’équipe de Belgique pour la Coupe du Monde au Brésil. Un choix très controversé (lire notre article La leçon 28 de Stromae).

« Zinedine Zidane » de VAUDEVILLE SMASH (2014) : Un groupe australien demande au commentateur Les Murray de lister l’ensemble des footballeurs qui ont marqué l’histoire du foot. Mais il n’y en a qu’un seul qui occupe de refrain disco : Zinedine Zidane (lire notre article Zizou on the dancefloor).

« Roger Milla » de MHD (2016) est un rap puissant et entêtant où Mohammed Sylla, précurseur de l’afro-trap sur Youtube, rend hommage à l’attaquant camerounais vedette de la Coupe du Monde 1990 (lire l’article sur le site www.booska-p.com).

« Will Grigg’s on fire » (2016) est un chant à la gloire d’un obscur attaquant nord-irlandais sur l’air d’un vieux tube des années 1990, « Freed from desire » de Gala. Le tube de l’Euro 2016 (lire notre article La ballade du remplaçant irlandais).

« Antoine Griezmann » de THE CONCEPT (2016). Lors de l’Euro organisé en France, tous les espoirs bleus reposent sur le flamboyant Antoine Griezmann. Un obscur groupe parisien rejoint le mouvement dans une magnifique chanson pop (lire notre article Antoine Griezmann’s on fire)

« Eden Hazard » de KEEPER VOLANT (2016). Pour les belges, il ne faisait aucun doute que les Diables Rouges allaient remporter l’Euro 2016, car ils avaient dans leurs rangs un joueur exceptionnel, Eden Hazard. Même le groupe Keeper Volant, supporter de l’Union Saint-Gilloise, y croyait !

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