Les courtes aventures du magazine Footy

MAGAZINE – Entre 1978 et 1982, un magazine destiné à la jeunesse à œuvré pour la fusion entre football et bande dessinée. Footy n’a malheureusement pas connu le succès qu’il méritait.

Footy, le mensuel des jeunes fous de foot

Et si l’on créait un magazine de bandes dessinées dédié au football ? C’est l’idée qu’émet la petite maison d’édition française Bandes Dessinées Actualités, forte du succès de son magazine Plein Pot, un mensuel de BD consacré à la moto.

Il faut dire qu’en cette deuxième moitié des années 1970, en France, le foot est devenu un centre d’intérêt majeur aussi bien chez les adultes que chez les plus jeunes. L’aventure des Verts de Saint-Étienne a suscité un engouement extraordinaire, grâce notamment à la télévision. Puis ce sont les Bleus de Michel Hidalgo qui ont pris le relais avec à une qualification pour la Coupe du Monde attendue depuis plus de douze ans, autant dire une éternité.

Ainsi trouve-t-on en ce début d’année 1978 chez les marchands de journaux Les aventures de l’équipe de France, un mensuel de bande dessinée où œuvrent de jeunes auteurs tels Claude Gohérel, Jacques Gallas, Rémy Fernandez alias Rémi, Marc Malès et Christian Rossi. Le véritable nom du magazine n’apparait pas en évidence sur la couverture, qui est en fait Le magazine de Footy, du nom de la mascotte de l’équipe de France (un coq bien entendu). La publication s’arrête malheureusement après seulement quatre numéros, juste avant que ne débute le mondial argentin.

En dépit de cet échec, l’idée a fait son chemin. Les éditions Cinq Pouce reprennent le nom Footy et lancent une nouvelle formule dès la fin 1978. Le nouveau mensuel propose à son jeune lectorat des reportages, des interviews, un poster, mais ne néglige pas pour autant la bande dessinée. Footy nouvelle formule publie notamment « L’histoire de la Coupe du Monde en BD » des éditions Chancerel et voit naître des héros tels Lucien Crampon de Jean-Pierre Dirick, Mister Foot de Martial, Supershoot de Jean Ache, Flipp la Tignasse d’Yves Juvin, Tony’s team de Curd Ridel, Foot story de Hervé Lacoste…

L’épopée durera quatre ans. Elle s’arrêtera comme sa devancière juste avant que ne débute la Coupe du Monde, celle de 1982 en Espagne. Le numéro 41, où Dominique Baratelli exhibe une fière moustache, sera le dernier.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :