Des sifflets et des hommes

DOCUMENTAIRE – Le documentaire « Les arbitres » (2008) nous plonge dans le quotidien des directeurs de jeu lors de l’Euro 2008. Un point de vue original et instructif.

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Ils ont pour noms Roberto Rosetti (Italie), Howard Webb (Angleterre), Massimo Busacca (Suisse), Manuel Mejuto Gonzalez (Espagne) et Peter Fröjdfeldt (Suède). Ils sont tous internationaux et sont des acteurs essentiels du championnat d’Europe de foot 2008, mais ne sont pas à proprement parler des vedettes du ballon rond.

Ces cinq hommes sont des arbitres. Ils ont été choisis par Yves Hinant, Delphine Lehericey et Eric Cardot, réalisateurs de l’émission TV « Striptease » pour un documentaire inédit et commandé par l’UEFA qui fait vivre au public l’univers des hommes en noir.

Ce documentaire propose d’abord une plongée au coeur des rencontres, où les caméras sont braquées sur l’arbitre central. Micros ouverts, on entend les échanges avec les assesseurs et les prises de décisions dans la confusion du match. Des images qui effacent l’idée de l’homme autoritaire et borné que l’on se fabrique parfois lorsque les décisions ne tournent pas en notre faveur. Les arbitres sont constamment dans le doute.

Le film suit les arbitres partout : sur le terrain, dans le vestiaire, à l’hôtel, à l’entrainement, à la piscine, en réunion. Il s’incruste même chez les familles.

Une partie du film est largement consacré à Howard Webb, l’arbitre britannique du match Pologne-Autriche. Un but est accordé aux Polonais malgré une position de hors-jeu. L’arbitre assistant s’aperçoit de son erreur, et semble ne jamais s’en remettre. Plus tard, en toute fin de match, Webb accorde un pénalty aux Autrichiens que contestent les Polonais. Quelques jours plus tard, il recevra des menaces de mort. Les réalisateurs du film avaient d’ailleurs proposé « Kill the referee » (« Tuez l’arbitre« ) comme titre, mais le sponsor ne voulait pas d’une formule trop choquante.

Le Suédois Peter Fröjdfeldt a également fort à faire lors du match Turquie – République Tchèque que les Turcs remportent 3-2 alors qu’ils étaient encore menés 0-2 à un quart d’heure de la fin. La fin de match est houleuse où le Suédois doit expulser le gardien turc puis faire la loi sur le banc de touche tchèque.

L’Espagnol Mejuto quand à lui rêve d’arbitrer la finale, mais doit tirer un trait quand il voit son équipe nationale se qualifier pour les demi-finales. Lorsqu’il quitte le tournoi, c’est avec beaucoup d’émotion qu’il annonce qu’il met un terme à sa carrière. C’est finalement l’Italien Rosetti qui sera désigné pour arbitrer la finale.

Quand se termine le film, on comprend que les arbitres sont finalement des sportifs comme les autres, qui aspirent à la reconnaissance et rêvent d’atteindre la finale. Leur victoire, c’est de prendre la décision juste et de faire en sorte que la rencontre se soit déroulée sans incident.

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