Dix-huit carats d’or massif

TROPHEE – La Coupe du Monde de football, celle que nous connaissons depuis 1974, est l’oeuvre de l’artiste italien Silvio Gazzaniga.

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Lorsque se termine la Coupe du Monde 1970, l’ancienne Coupe Jules-Rimet est définitivement conservée par la Fédération brésilienne, la Seleção ayant remporté trois éditions du tournoi en 1958, 1962 et 1970. Il est donc urgent de prévoir un nouveau trophée.

La FIFA (Fédération Internationale de Foot) lance donc un concours. Elle reçoit cinquante-trois propositions émanant de sept pays et porte son choix sur l’oeuvre du milanais Silvio Gazzaniga : un trophée en or massif de dix-huit carats, représentant deux personnages de forme humaine levant les bras pour porter un globe terrestre.

Selon le sculpteur, mandaté par la société Stabilimento Aristico Bertoni, le trophée est basé sur deux images : celle du sportif et celle du monde. C’est l’artiste lui-même qui en parle le mieux :

« Je rêvais d’une représentation plastique de l’effort exprimant simultanément l’harmonie, la sobriété et la paix. »

« Les lignes jaillissent de la base, se hissent en formant des spirales et se déploient pour accueillir le monde. »

« A partir des tensions dynamiques apparentes du corps compact s’élève la silhouette de deux athlètes au moment crucial de la victoire. Les joueurs en spirale soutiennent le globe, ce qui représente le moment émotionnel où l’on gagne un match. »

« La silhouette devait être linéaire afin d’attirer l’attention sur le footballeur, un homme transformé en géant par la victoire sans rien n’avoir pourtant de surhumain. »

La statuette de trente-six centimètres pesant 4,97 kg est officiellement présenté le 5 avril 1971 par Sir Stanley Rous, président de la FIFA. Il est mis en jeu trois ans plus tard lors de la Coupe du Monde 1974 en Allemagne de l’Ouest. Il est décidé que cette nouvelle Coupe du Monde, à qui l’on ne donne pas de nom, deviendra propriété de la première nation à remporter trois tournois de manière consécutive (ce qui ne s’est alors jamais produit).

En attendant, chaque pays vainqueur conserve une réplique plaquée or. En outre, son nom est gravé sur le socle en malachite. Dix-sept plaques sont prévues pour inscrire le nom du vainqueur. Ce qui laisse supposer qu’au terme de la Coupe du Monde 2038, il n’y aura plus de place pour inscrire le nom des vainqueurs suivants.

Silvio Gazzaniga a créé de nombreux autres trophées pour le sport, notamment la Coupe UEFA de football, la super Coupe UEFA, mais aussi le trophée des Coupes du Monde de volley-ball, de base-ball et de bobsleigh.

Si la Coupe Jules-Rimet a connu une existence mouvementée, ce n’est pas le cas de l’oeuvre de Gazzaniga. Celle-ci passe en effet son temps d’un coffre-fort à l’autre, et ne se montre en public que le soir de la finale. La rumeur prétend même que le trophée ne quitte jamais son coffre zurichois, et que c’est une vulgaire copie que l’on remettrait aux vainqueurs le soir de la finale. Inutile de rapporter cette rumeur aux joueurs concernés : Au moment où ils brandissent le trophée au ciel, qu’il soit vrai ou faux, ils savent qu’ils ont remporté la plus belle victoire de leur carrière.

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2 commentaires

  1. C’est bien beau ce trophée mais ce n’est pas une coupe!

    1. Non, c’est vrai. C’est bien plus que çà 😉

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