Lose brothers

FILM – « Rudo y Cursi » de Carlos Cuarón (2008) est une comédie qui raconte les déboires de deux paysans mexicains plongés dans le monde du football professionnel.

Rudo y Cursi

Dans un petit village perdu au fin fond du Mexique, deux demi-frères travaillent dans une bananeraie et font vivre ainsi leur famille. Le dimanche, ils sont les vedettes de l’équipe de foot locale. Tous deux rêvent pourtant d’une autre vie. L’un aurait aimé être gardien de but d’une équipe de foot professionnelle, l’autre voudrait faire carrière dans la chanson.

Un beau jour, un homme en panne de voiture se retrouve coincé au village, le jour d’un match. C’est un chercheur de talents footballistique et il est séduit par le talent des deux frangins. Il parvient à faire signer chacun d’eux dans un grand club de Mexico. Commence dès lors pour Beto et Tato une vie de rêve et de facilités, où de multiples pièges sont tendus.

« Rudo & Cursi » (sorti en 2010 en France) est une comédie aussi amusante que triste. On se laisse attendrir par la naïveté des deux frangins, dont les relations passent sans transition de la fraternité à la jalousie. Tous deux vivent pourtant le même destin. Devenues des vedettes reconnues, ils sont happés par la célébrité et succombent à tous les pièges : la gloire, l’argent, les wags, les coiffures douteuses, le jeu, la drogue, l’endettement, la corruption…

Le film est rythmé par l’entêtant tango de Felipe Pérez Santiago, et par les réflexions de l’agent des deux hommes qui distille en voix off des métaphores footballistiques sur la vie qui n’ont de valeur que celle qu’on veut bien leur accorder. Tout au long du film on se méfie de ce type trop souriant, qui trimballe une créature sublime mais différente à chaque scène. Il se révèlera finalement un bon bougre, lui-même piégé dans un système qu’il croyait maîtriser.

Dans les scènes de match, la caméra évite de s’attarder sur la technique des deux héros. On voit bien Diego Luna gesticuler dans tous les sens et repousser quelques ballons, on voit plus rarement Gael García Bernal balle au pied. Tout juste le voit-on courir et célébrer ses buts, mais on a du mal à se faire une idée du vrai talent du bonhomme.

L’histoire se terminera mal pour les deux hommes. Comme beaucoup de films s’appuyant sur le foot, c’est sur un penalty que se dénouera le scénario. Au bout du compte, la morale sera sauve. C’est souvent ce qu’on demande au cinéma. Et au foot aussi un peu…

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